YDL

Tout ceci n'aurait pas réconforté ma mère qui avait déjà pleuré quand je lui avais appris mon prochain mariage.
Nous allâmes donc à huit à la mairie du 18ème, un lundi matin avec nos deux témoins bourgeois punk et dans une salle trop grande nous échangeâmes nos alliances.
Tout ce petit monde prit le métro pour aller au brunch, non réservé, qui suivit aux Bouchons des Halles car les témoins étaient végétariens, comme de bien entendu.

Maman garde précieusement dans son porte feuille la note du repas de noces qui s'éleva à 733 FF

Le soir même nous partions pour Cannes, en voyage de noces car nous avions un appartement à disposition là bas.

Au retour
Mikaële fit ce qu'elle avait promis et appela mais elle tomba sur Marianna qui lui raccrocha au nez. Je n'eu des news que 5 ans plus tard.

Pendant ce temps là, le disque existait.

Il nous avait été donné à chacun, une dizaine d'exemplaires de l'œuvre, nous étions inscrits à la Sacem et avions nos noms et nos photos sur une pochette de disque.

Et pourtant rien ne se passait.

Jusqu'au jour ou arriva la seule et unique prestation télévisuelle du groupe dans sa formule originelle.

Lorsque
Eric eut fini sa prestation en Play back, prestation que nous avions tant répétée pour FR3 Rouen, il m'annonça qu'il ne pouvait pas faire semblant de jouer une partition qui n'était pas jouée par lui.

Il s'en allait donc du groupe et il fut même évoqué que je m'appellerai " de luxe "mais là, je n'étais pas d'accord.

Je venais d'un milieu de moyens bourgeois de province et si j'étais monté à Paris, c'était bien pour que mon nom soit inscrit sur une pochette et je ne voyais pas les gens m'appeler ainsi en me demandant si j'étais noble.

J'étais marié avec
Marianna qui quitta son boulot car on lui avait demandé de passer gratuitement une pub pour le FN dans le journal et l'idée ne lui avait pas plu, on lui avait fait comprendre que fallait pas déconner et qu’elle savait ou elle bossait.

Trois mois après l'affaire, elle était partie.

Nous n'avions plus de ronds, devions changer d'appart car celui que nous occupions était trop cher, le disque n'existait plus, faute de groupe, et personne ne travaillait. Nous aimions régulièrement aller à Saint Malo ou travaillais ma mère mais cela devenait très difficile vu le coût prohibitif des billets pour nos pauvres économies de survie. Malgré tout, nous décidâmes de partir vers la Bretagne en stop pour passer quelques jours de vacances. Ma pauvre mère fut tellement apeurée de ne pas nous trouver à l'arrivée des trains qu'elle nous passa un savon tel qu'elle nous arracha, sans grand mal, que plus jamais nous ne referions cela . Elle nous assura que nous aurions toujours des sous, qu'elle nous en enverrait si nécessaire pour venir la voir.

En désespoir de cause, il fut entrepris de changer d'appartement et de louer une pièce aux Buttes Chaumont et tout notre attirail fut installé là.

D'un commun accord avec le Prod, il fut décidé que Marianna ferait partie du groupe et que nous allions changer de pochette. Apres tout, elle était la seule personne de confiance à ma disposition et avait, fort heureusement et par hasard mise sa voix sur une phrase du disque.

Pour soutirer quelques sous à la production en ces temps de disette, la pochette fut prise à la maison avec un appareil automatique, développée à la Fnac et vendue au prod comme étant prise par un copain dans un studio et qu'il fallait donner 3500 FF tout de suite.

Le ton raté du développement Fnac fut vendu comme un effet Sépia et tout le monde trouva les photos formidables.

Le nouveau groupe fut crée en un tour de main, les sous restaient chez nous (
Marianna avait récupéré le pourcentage sur les ventes d'Eric)  et tout allait pour le mieux.

Les 3500 balles ne nous ont pas permis de tenir très longtemps, pas plus que les deux avances demandées au producteur et il fut sérieusement envisagé de prendre un travail.

Surprise : Le disque apparut bientôt sur les pages dites "d'objectif".

Il valait mieux être dans cette liste là que n’ importe où ailleurs.

Etre "objectif" ne signifiait rien musicalement. Chez WEA, les "objectifs" (je répète, mais c'était vraiment très important d'être "objectif".) signifiaient que les attachés de presse allaient passer leur temps à parler de nous aux radios, essayant de convaincre les programmateurs de passer le disque.

Un bon moyen était l'échange standard.

-"Tu veux
Nu Shooz comme Dj de la semaine sur ton antenne ?"

Cela voulait dire qu'elle avait quelques jours de libre pour promener un groupe international qui était sûrement des gens comme nous et qui découvraient la joie de la promo mais à un niveau mondial car ils étaient  d'origine Anglo-saxonne.

les pauvres
Nu Shooz, tous droits arrivés de Dieu sais ou pour promotionner leur premier tube pendant quinze jours en France avant de repartir aux quatre coins du monde, auraient à faire:

des Jingles,

"Bonjour, nous sommes
Nu Shooz, vous écoutez Radio ????"

Des Interviews palpitantes:

"Alors les
Nu Shooz, pourquoi Nu shooz ?"

Des télés ou ils répèteraient la ritournelle qui les amenait là.

Le programmateur local était très content d'avoir une vedette dite "internationale"

-"Ben, ouais, ce serait cool"

- "tu me rentres les "De luxe " en prog ?, tu sais, c'est un objectif ! " (C’est là que c'est important).

- "Oui, mais tu sais, c'est trop jeune, les "De luxe", c'est pas ma couleur d'antenne, tu vois"

S'en suivaient des palabres sans fin sur la "couleur " de l'antenne, le bien fondé de la rentrée en programmation de notre disque et des autres objectifs de la maison.

L'attachée de presse donnait quelques disques au mec de la radio, du fond de catalogue en général, qu'il lui avait commandé sur le catalogue du label.

De toute façon, les Majors les abreuvaient jusqu'à plus soif de toutes les nouveautés du moment, donnant 50
Guesh Patty pour les auditeurs ,100 Gérard Blanc à faire gagner à l'antenne en espérant que les rotations allaient grimper de ce fait.

Ils se racontaient quelques histoires du Show biz parisien, qu'elle et le programmateur vilipendaient du fond de la province, on se faisait la bise, en promettant de s'appeler en attendant de voir ce que penseraient les auditeurs de "De luxe".

On se disait bien que si les ventes ne décollaient pas dans trois mois, on ne passerait plus le disque.

Une bise et l'attachée de presse allait faire la même chose chez le concurrent.

C'était réglé comme du papier à musique.

Il n'y avait pas de place pour les autres, ceux qui n'étaient pas "Objectif Promo", les radios surchargées de demandes n'étaient plus du tout "amateurs" et commençaient à imposer leur volonté aux maisons de disques.

Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

Tout ce petit monde prit le métro pour aller au brunch, non réservé, qui suivit aux Bouchons des Halles car les témoins étaient végétariens, comme de bien entendu.
Maman garde précieusement dans son porte feuille la note du repas de noces qui s'éleva à 733 FF

Le soir même nous partions pour Cannes, en voyage de noces car nous avions un appartement à disposition là bas.

Au retour
Mikaële fit ce qu'elle avait promis et appela mais elle tomba sur Marianna qui lui raccrocha au nez. Je n'eu des news que 5 ans plus tard.

Pendant ce temps là, le disque existait.

Il nous avait été donné à chacun, une dizaine d'exemplaires de l'œuvre, nous étions inscrits à la Sacem et avions nos noms et nos photos sur une pochette de disque.

Et pourtant rien ne se passait.

Jusqu'au jour ou arriva la seule et unique prestation télévisuelle du groupe dans sa formule originelle.

Lorsque
Eric eut fini sa prestation en Play back, prestation que nous avions tant répétée pour FR3 Rouen, il m'annonça qu'il ne pouvait pas faire semblant de jouer une partition qui n'était pas jouée par lui.

Il s'en allait donc du groupe et il fut même évoqué que je m'appellerai " de luxe "mais là, je n'étais pas d'accord.

Je venais d'un milieu de moyens bourgeois de province et si j'étais monté à Paris, c'était bien pour que mon nom soit inscrit sur une pochette et je ne voyais pas les gens m'appeler ainsi en me demandant si j'étais noble.

J'étais marié avec
Marianna qui quitta son boulot car on lui avait demandé de passer gratuitement une pub pour le FN dans le journal et l'idée ne lui avait pas plu, on lui avait fait comprendre que fallait pas déconner et qu’elle savait ou elle bossait.

Trois mois après l'affaire, elle était partie.

Nous n'avions plus de ronds, devions changer d'appart car celui que nous occupions était trop cher, le disque n'existait plus, faute de groupe, et personne ne travaillait. Nous aimions régulièrement aller à Saint Malo ou travaillais ma mère mais cela devenait très difficile vu le coût prohibitif des billets pour nos pauvres économies de survie. Malgré tout, nous décidâmes de partir vers la Bretagne en stop pour passer quelques jours de vacances. Ma pauvre mère fut tellement apeurée de ne pas nous trouver à l'arrivée des trains qu'elle nous passa un savon tel qu'elle nous arracha, sans grand mal, que plus jamais nous ne referions cela . Elle nous assura que nous aurions toujours des sous, qu'elle nous en enverrait si nécessaire pour venir la voir.

En désespoir de cause, il fut entrepris de changer d'appartement et de louer une pièce aux Buttes Chaumont et tout notre attirail fut installé là.

D'un commun accord avec le Prod, il fut décidé que Marianna ferait partie du groupe et que nous allions changer de pochette. Apres tout, elle était la seule personne de confiance à ma disposition et avait, fort heureusement et par hasard mise sa voix sur une phrase du disque.

Pour soutirer quelques sous à la production en ces temps de disette, la pochette fut prise à la maison avec un appareil automatique, développée à la Fnac et vendue au prod comme étant prise par un copain dans un studio et qu'il fallait donner 3500 FF tout de suite.

Le ton raté du développement Fnac fut vendu comme un effet Sépia et tout le monde trouva les photos formidables.

Le nouveau groupe fut crée en un tour de main, les sous restaient chez nous (
Marianna avait récupéré le pourcentage sur les ventes d'Eric)  et tout allait pour le mieux.

Les 3500 balles ne nous ont pas permis de tenir très longtemps, pas plus que les deux avances demandées au producteur et il fut sérieusement envisagé de prendre un travail.

Surprise : Le disque apparut bientôt sur les pages dites "d'objectif".

Il valait mieux être dans cette liste là que n’ importe où ailleurs.

Etre "objectif" ne signifiait rien musicalement. Chez WEA, les "objectifs" (je répète, mais c'était vraiment très important d'être "objectif".) signifiaient que les attachés de presse allaient passer leur temps à parler de nous aux radios, essayant de convaincre les programmateurs de passer le disque.

Un bon moyen était l'échange standard.

-"Tu veux
Nu Shooz comme Dj de la semaine sur ton antenne ?"

Cela voulait dire qu'elle avait quelques jours de libre pour promener un groupe international qui était sûrement des gens comme nous et qui découvraient la joie de la promo mais à un niveau mondial car ils étaient  d'origine Anglo-saxonne.

les pauvres
Nu Shooz, tous droits arrivés de Dieu sais ou pour promotionner leur premier tube pendant quinze jours en France avant de repartir aux quatre coins du monde, auraient à faire:

des Jingles,

"Bonjour, nous sommes
Nu Shooz, vous écoutez Radio ????"

Des Interviews palpitantes:

"Alors les
Nu Shooz, pourquoi Nu shooz ?"

Des télés ou ils répèteraient la ritournelle qui les amenait là.

Le programmateur local était très content d'avoir une vedette dite "internationale"

-"Ben, ouais, ce serait cool"

- "tu me rentres les "De luxe " en prog ?, tu sais, c'est un objectif ! " (C’est là que c'est important).

- "Oui, mais tu sais, c'est trop jeune, les "De luxe", c'est pas ma couleur d'antenne, tu vois"

S'en suivaient des palabres sans fin sur la "couleur " de l'antenne, le bien fondé de la rentrée en programmation de notre disque et des autres objectifs de la maison.

L'attachée de presse donnait quelques disques au mec de la radio, du fond de catalogue en général, qu'il lui avait commandé sur le catalogue du label.

De toute façon, les Majors les abreuvaient jusqu'à plus soif de toutes les nouveautés du moment, donnant 50
Guesh Patty pour les auditeurs ,100 Gérard Blanc à faire gagner à l'antenne en espérant que les rotations allaient grimper de ce fait.

Ils se racontaient quelques histoires du Show biz parisien, qu'elle et le programmateur vilipendaient du fond de la province, on se faisait la bise, en promettant de s'appeler en attendant de voir ce que penseraient les auditeurs de "De luxe".

On se disait bien que si les ventes ne décollaient pas dans trois mois, on ne passerait plus le disque.

Une bise et l'attachée de presse allait faire la même chose chez le concurrent.

C'était réglé comme du papier à musique.

Il n'y avait pas de place pour les autres, ceux qui n'étaient pas "Objectif Promo", les radios surchargées de demandes n'étaient plus du tout "amateurs" et commençaient à imposer leur volonté aux maisons de disques.

Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

Maman garde précieusement dans son porte feuille la note du repas de noces qui s'éleva à 733 FF
Le soir même nous partions pour Cannes, en voyage de noces car nous avions un appartement à disposition là bas.

Au retour
Mikaële fit ce qu'elle avait promis et appela mais elle tomba sur Marianna qui lui raccrocha au nez. Je n'eu des news que 5 ans plus tard.

Pendant ce temps là, le disque existait.

Il nous avait été donné à chacun, une dizaine d'exemplaires de l'œuvre, nous étions inscrits à la Sacem et avions nos noms et nos photos sur une pochette de disque.

Et pourtant rien ne se passait.

Jusqu'au jour ou arriva la seule et unique prestation télévisuelle du groupe dans sa formule originelle.

Lorsque
Eric eut fini sa prestation en Play back, prestation que nous avions tant répétée pour FR3 Rouen, il m'annonça qu'il ne pouvait pas faire semblant de jouer une partition qui n'était pas jouée par lui.

Il s'en allait donc du groupe et il fut même évoqué que je m'appellerai " de luxe "mais là, je n'étais pas d'accord.

Je venais d'un milieu de moyens bourgeois de province et si j'étais monté à Paris, c'était bien pour que mon nom soit inscrit sur une pochette et je ne voyais pas les gens m'appeler ainsi en me demandant si j'étais noble.

J'étais marié avec
Marianna qui quitta son boulot car on lui avait demandé de passer gratuitement une pub pour le FN dans le journal et l'idée ne lui avait pas plu, on lui avait fait comprendre que fallait pas déconner et qu’elle savait ou elle bossait.

Trois mois après l'affaire, elle était partie.

Nous n'avions plus de ronds, devions changer d'appart car celui que nous occupions était trop cher, le disque n'existait plus, faute de groupe, et personne ne travaillait. Nous aimions régulièrement aller à Saint Malo ou travaillais ma mère mais cela devenait très difficile vu le coût prohibitif des billets pour nos pauvres économies de survie. Malgré tout, nous décidâmes de partir vers la Bretagne en stop pour passer quelques jours de vacances. Ma pauvre mère fut tellement apeurée de ne pas nous trouver à l'arrivée des trains qu'elle nous passa un savon tel qu'elle nous arracha, sans grand mal, que plus jamais nous ne referions cela . Elle nous assura que nous aurions toujours des sous, qu'elle nous en enverrait si nécessaire pour venir la voir.

En désespoir de cause, il fut entrepris de changer d'appartement et de louer une pièce aux Buttes Chaumont et tout notre attirail fut installé là.

D'un commun accord avec le Prod, il fut décidé que Marianna ferait partie du groupe et que nous allions changer de pochette. Apres tout, elle était la seule personne de confiance à ma disposition et avait, fort heureusement et par hasard mise sa voix sur une phrase du disque.

Pour soutirer quelques sous à la production en ces temps de disette, la pochette fut prise à la maison avec un appareil automatique, développée à la Fnac et vendue au prod comme étant prise par un copain dans un studio et qu'il fallait donner 3500 FF tout de suite.

Le ton raté du développement Fnac fut vendu comme un effet Sépia et tout le monde trouva les photos formidables.

Le nouveau groupe fut crée en un tour de main, les sous restaient chez nous (
Marianna avait récupéré le pourcentage sur les ventes d'Eric)  et tout allait pour le mieux.

Les 3500 balles ne nous ont pas permis de tenir très longtemps, pas plus que les deux avances demandées au producteur et il fut sérieusement envisagé de prendre un travail.

Surprise : Le disque apparut bientôt sur les pages dites "d'objectif".

Il valait mieux être dans cette liste là que n’ importe où ailleurs.

Etre "objectif" ne signifiait rien musicalement. Chez WEA, les "objectifs" (je répète, mais c'était vraiment très important d'être "objectif".) signifiaient que les attachés de presse allaient passer leur temps à parler de nous aux radios, essayant de convaincre les programmateurs de passer le disque.

Un bon moyen était l'échange standard.

-"Tu veux
Nu Shooz comme Dj de la semaine sur ton antenne ?"

Cela voulait dire qu'elle avait quelques jours de libre pour promener un groupe international qui était sûrement des gens comme nous et qui découvraient la joie de la promo mais à un niveau mondial car ils étaient  d'origine Anglo-saxonne.

les pauvres
Nu Shooz, tous droits arrivés de Dieu sais ou pour promotionner leur premier tube pendant quinze jours en France avant de repartir aux quatre coins du monde, auraient à faire:

des Jingles,

"Bonjour, nous sommes
Nu Shooz, vous écoutez Radio ????"

Des Interviews palpitantes:

"Alors les
Nu Shooz, pourquoi Nu shooz ?"

Des télés ou ils répèteraient la ritournelle qui les amenait là.

Le programmateur local était très content d'avoir une vedette dite "internationale"

-"Ben, ouais, ce serait cool"

- "tu me rentres les "De luxe " en prog ?, tu sais, c'est un objectif ! " (C’est là que c'est important).

- "Oui, mais tu sais, c'est trop jeune, les "De luxe", c'est pas ma couleur d'antenne, tu vois"

S'en suivaient des palabres sans fin sur la "couleur " de l'antenne, le bien fondé de la rentrée en programmation de notre disque et des autres objectifs de la maison.

L'attachée de presse donnait quelques disques au mec de la radio, du fond de catalogue en général, qu'il lui avait commandé sur le catalogue du label.

De toute façon, les Majors les abreuvaient jusqu'à plus soif de toutes les nouveautés du moment, donnant 50
Guesh Patty pour les auditeurs ,100 Gérard Blanc à faire gagner à l'antenne en espérant que les rotations allaient grimper de ce fait.

Ils se racontaient quelques histoires du Show biz parisien, qu'elle et le programmateur vilipendaient du fond de la province, on se faisait la bise, en promettant de s'appeler en attendant de voir ce que penseraient les auditeurs de "De luxe".

On se disait bien que si les ventes ne décollaient pas dans trois mois, on ne passerait plus le disque.

Une bise et l'attachée de presse allait faire la même chose chez le concurrent.

C'était réglé comme du papier à musique.

Il n'y avait pas de place pour les autres, ceux qui n'étaient pas "Objectif Promo", les radios surchargées de demandes n'étaient plus du tout "amateurs" et commençaient à imposer leur volonté aux maisons de disques.

Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

Le soir même nous partions pour Cannes, en voyage de noces car nous avions un appartement à disposition là bas.
Au retour
Mikaële fit ce qu'elle avait promis et appela mais elle tomba sur Marianna qui lui raccrocha au nez. Je n'eu des news que 5 ans plus tard.

Pendant ce temps là, le disque existait.

Il nous avait été donné à chacun, une dizaine d'exemplaires de l'œuvre, nous étions inscrits à la Sacem et avions nos noms et nos photos sur une pochette de disque.

Et pourtant rien ne se passait.

Jusqu'au jour ou arriva la seule et unique prestation télévisuelle du groupe dans sa formule originelle.

Lorsque
Eric eut fini sa prestation en Play back, prestation que nous avions tant répétée pour FR3 Rouen, il m'annonça qu'il ne pouvait pas faire semblant de jouer une partition qui n'était pas jouée par lui.

Il s'en allait donc du groupe et il fut même évoqué que je m'appellerai " de luxe "mais là, je n'étais pas d'accord.

Je venais d'un milieu de moyens bourgeois de province et si j'étais monté à Paris, c'était bien pour que mon nom soit inscrit sur une pochette et je ne voyais pas les gens m'appeler ainsi en me demandant si j'étais noble.

J'étais marié avec
Marianna qui quitta son boulot car on lui avait demandé de passer gratuitement une pub pour le FN dans le journal et l'idée ne lui avait pas plu, on lui avait fait comprendre que fallait pas déconner et qu’elle savait ou elle bossait.

Trois mois après l'affaire, elle était partie.

Nous n'avions plus de ronds, devions changer d'appart car celui que nous occupions était trop cher, le disque n'existait plus, faute de groupe, et personne ne travaillait. Nous aimions régulièrement aller à Saint Malo ou travaillais ma mère mais cela devenait très difficile vu le coût prohibitif des billets pour nos pauvres économies de survie. Malgré tout, nous décidâmes de partir vers la Bretagne en stop pour passer quelques jours de vacances. Ma pauvre mère fut tellement apeurée de ne pas nous trouver à l'arrivée des trains qu'elle nous passa un savon tel qu'elle nous arracha, sans grand mal, que plus jamais nous ne referions cela . Elle nous assura que nous aurions toujours des sous, qu'elle nous en enverrait si nécessaire pour venir la voir.

En désespoir de cause, il fut entrepris de changer d'appartement et de louer une pièce aux Buttes Chaumont et tout notre attirail fut installé là.

D'un commun accord avec le Prod, il fut décidé que Marianna ferait partie du groupe et que nous allions changer de pochette. Apres tout, elle était la seule personne de confiance à ma disposition et avait, fort heureusement et par hasard mise sa voix sur une phrase du disque.

Pour soutirer quelques sous à la production en ces temps de disette, la pochette fut prise à la maison avec un appareil automatique, développée à la Fnac et vendue au prod comme étant prise par un copain dans un studio et qu'il fallait donner 3500 FF tout de suite.

Le ton raté du développement Fnac fut vendu comme un effet Sépia et tout le monde trouva les photos formidables.

Le nouveau groupe fut crée en un tour de main, les sous restaient chez nous (
Marianna avait récupéré le pourcentage sur les ventes d'Eric)  et tout allait pour le mieux.

Les 3500 balles ne nous ont pas permis de tenir très longtemps, pas plus que les deux avances demandées au producteur et il fut sérieusement envisagé de prendre un travail.

Surprise : Le disque apparut bientôt sur les pages dites "d'objectif".

Il valait mieux être dans cette liste là que n’ importe où ailleurs.

Etre "objectif" ne signifiait rien musicalement. Chez WEA, les "objectifs" (je répète, mais c'était vraiment très important d'être "objectif".) signifiaient que les attachés de presse allaient passer leur temps à parler de nous aux radios, essayant de convaincre les programmateurs de passer le disque.

Un bon moyen était l'échange standard.

-"Tu veux
Nu Shooz comme Dj de la semaine sur ton antenne ?"

Cela voulait dire qu'elle avait quelques jours de libre pour promener un groupe international qui était sûrement des gens comme nous et qui découvraient la joie de la promo mais à un niveau mondial car ils étaient  d'origine Anglo-saxonne.

les pauvres
Nu Shooz, tous droits arrivés de Dieu sais ou pour promotionner leur premier tube pendant quinze jours en France avant de repartir aux quatre coins du monde, auraient à faire:

des Jingles,

"Bonjour, nous sommes
Nu Shooz, vous écoutez Radio ????"

Des Interviews palpitantes:

"Alors les
Nu Shooz, pourquoi Nu shooz ?"

Des télés ou ils répèteraient la ritournelle qui les amenait là.

Le programmateur local était très content d'avoir une vedette dite "internationale"

-"Ben, ouais, ce serait cool"

- "tu me rentres les "De luxe " en prog ?, tu sais, c'est un objectif ! " (C’est là que c'est important).

- "Oui, mais tu sais, c'est trop jeune, les "De luxe", c'est pas ma couleur d'antenne, tu vois"

S'en suivaient des palabres sans fin sur la "couleur " de l'antenne, le bien fondé de la rentrée en programmation de notre disque et des autres objectifs de la maison.

L'attachée de presse donnait quelques disques au mec de la radio, du fond de catalogue en général, qu'il lui avait commandé sur le catalogue du label.

De toute façon, les Majors les abreuvaient jusqu'à plus soif de toutes les nouveautés du moment, donnant 50
Guesh Patty pour les auditeurs ,100 Gérard Blanc à faire gagner à l'antenne en espérant que les rotations allaient grimper de ce fait.

Ils se racontaient quelques histoires du Show biz parisien, qu'elle et le programmateur vilipendaient du fond de la province, on se faisait la bise, en promettant de s'appeler en attendant de voir ce que penseraient les auditeurs de "De luxe".

On se disait bien que si les ventes ne décollaient pas dans trois mois, on ne passerait plus le disque.

Une bise et l'attachée de presse allait faire la même chose chez le concurrent.

C'était réglé comme du papier à musique.

Il n'y avait pas de place pour les autres, ceux qui n'étaient pas "Objectif Promo", les radios surchargées de demandes n'étaient plus du tout "amateurs" et commençaient à imposer leur volonté aux maisons de disques.

Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

Au retour Mikaële fit ce qu'elle avait promis et appela mais elle tomba sur Marianna qui lui raccrocha au nez. Je n'eu des news que 5 ans plus tard.

Pendant ce temps là, le disque existait.

Il nous avait été donné à chacun, une dizaine d'exemplaires de l'œuvre, nous étions inscrits à la Sacem et avions nos noms et nos photos sur une pochette de disque.

Et pourtant rien ne se passait.

Jusqu'au jour ou arriva la seule et unique prestation télévisuelle du groupe dans sa formule originelle.

Lorsque

Pendant ce temps là, le disque existait.

Il nous avait été donné à chacun, une dizaine d'exemplaires de l'œuvre, nous étions inscrits à la Sacem et avions nos noms et nos photos sur une pochette de disque.

Et pourtant rien ne se passait.

Jusqu'au jour ou arriva la seule et unique prestation télévisuelle du groupe dans sa formule originelle.

Lorsque
Eric eut fini sa prestation en Play back, prestation que nous avions tant répétée pour FR3 Rouen, il m'annonça qu'il ne pouvait pas faire semblant de jouer une partition qui n'était pas jouée par lui.

Il s'en allait donc du groupe et il fut même évoqué que je m'appellerai " de luxe "mais là, je n'étais pas d'accord.

Je venais d'un milieu de moyens bourgeois de province et si j'étais monté à Paris, c'était bien pour que mon nom soit inscrit sur une pochette et je ne voyais pas les gens m'appeler ainsi en me demandant si j'étais noble.

J'étais marié avec
Marianna qui quitta son boulot car on lui avait demandé de passer gratuitement une pub pour le FN dans le journal et l'idée ne lui avait pas plu, on lui avait fait comprendre que fallait pas déconner et qu’elle savait ou elle bossait.

Trois mois après l'affaire, elle était partie.

Nous n'avions plus de ronds, devions changer d'appart car celui que nous occupions était trop cher, le disque n'existait plus, faute de groupe, et personne ne travaillait. Nous aimions régulièrement aller à Saint Malo ou travaillais ma mère mais cela devenait très difficile vu le coût prohibitif des billets pour nos pauvres économies de survie. Malgré tout, nous décidâmes de partir vers la Bretagne en stop pour passer quelques jours de vacances. Ma pauvre mère fut tellement apeurée de ne pas nous trouver à l'arrivée des trains qu'elle nous passa un savon tel qu'elle nous arracha, sans grand mal, que plus jamais nous ne referions cela . Elle nous assura que nous aurions toujours des sous, qu'elle nous en enverrait si nécessaire pour venir la voir.

En désespoir de cause, il fut entrepris de changer d'appartement et de louer une pièce aux Buttes Chaumont et tout notre attirail fut installé là.

D'un commun accord avec le Prod, il fut décidé que Marianna ferait partie du groupe et que nous allions changer de pochette. Apres tout, elle était la seule personne de confiance à ma disposition et avait, fort heureusement et par hasard mise sa voix sur une phrase du disque.

Pour soutirer quelques sous à la production en ces temps de disette, la pochette fut prise à la maison avec un appareil automatique, développée à la Fnac et vendue au prod comme étant prise par un copain dans un studio et qu'il fallait donner 3500 FF tout de suite.

Le ton raté du développement Fnac fut vendu comme un effet Sépia et tout le monde trouva les photos formidables.

Le nouveau groupe fut crée en un tour de main, les sous restaient chez nous (
Marianna avait récupéré le pourcentage sur les ventes d'Eric)  et tout allait pour le mieux.

Les 3500 balles ne nous ont pas permis de tenir très longtemps, pas plus que les deux avances demandées au producteur et il fut sérieusement envisagé de prendre un travail.

Surprise : Le disque apparut bientôt sur les pages dites "d'objectif".

Il valait mieux être dans cette liste là que n’ importe où ailleurs.

Etre "objectif" ne signifiait rien musicalement. Chez WEA, les "objectifs" (je répète, mais c'était vraiment très important d'être "objectif".) signifiaient que les attachés de presse allaient passer leur temps à parler de nous aux radios, essayant de convaincre les programmateurs de passer le disque.

Un bon moyen était l'échange standard.

-"Tu veux
Nu Shooz comme Dj de la semaine sur ton antenne ?"

Cela voulait dire qu'elle avait quelques jours de libre pour promener un groupe international qui était sûrement des gens comme nous et qui découvraient la joie de la promo mais à un niveau mondial car ils étaient  d'origine Anglo-saxonne.

les pauvres
Nu Shooz, tous droits arrivés de Dieu sais ou pour promotionner leur premier tube pendant quinze jours en France avant de repartir aux quatre coins du monde, auraient à faire:

des Jingles,

"Bonjour, nous sommes
Nu Shooz, vous écoutez Radio ????"

Des Interviews palpitantes:

"Alors les
Nu Shooz, pourquoi Nu shooz ?"

Des télés ou ils répèteraient la ritournelle qui les amenait là.

Le programmateur local était très content d'avoir une vedette dite "internationale"

-"Ben, ouais, ce serait cool"

- "tu me rentres les "De luxe " en prog ?, tu sais, c'est un objectif ! " (C’est là que c'est important).

- "Oui, mais tu sais, c'est trop jeune, les "De luxe", c'est pas ma couleur d'antenne, tu vois"

S'en suivaient des palabres sans fin sur la "couleur " de l'antenne, le bien fondé de la rentrée en programmation de notre disque et des autres objectifs de la maison.

L'attachée de presse donnait quelques disques au mec de la radio, du fond de catalogue en général, qu'il lui avait commandé sur le catalogue du label.

De toute façon, les Majors les abreuvaient jusqu'à plus soif de toutes les nouveautés du moment, donnant 50
Guesh Patty pour les auditeurs ,100 Gérard Blanc à faire gagner à l'antenne en espérant que les rotations allaient grimper de ce fait.

Ils se racontaient quelques histoires du Show biz parisien, qu'elle et le programmateur vilipendaient du fond de la province, on se faisait la bise, en promettant de s'appeler en attendant de voir ce que penseraient les auditeurs de "De luxe".

On se disait bien que si les ventes ne décollaient pas dans trois mois, on ne passerait plus le disque.

Une bise et l'attachée de presse allait faire la même chose chez le concurrent.

C'était réglé comme du papier à musique.

Il n'y avait pas de place pour les autres, ceux qui n'étaient pas "Objectif Promo", les radios surchargées de demandes n'étaient plus du tout "amateurs" et commençaient à imposer leur volonté aux maisons de disques.

Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

Pendant ce temps là, le disque existait.
Il nous avait été donné à chacun, une dizaine d'exemplaires de l'œuvre, nous étions inscrits à la Sacem et avions nos noms et nos photos sur une pochette de disque.

Et pourtant rien ne se passait.

Jusqu'au jour ou arriva la seule et unique prestation télévisuelle du groupe dans sa formule originelle.

Lorsque
Eric eut fini sa prestation en Play back, prestation que nous avions tant répétée pour FR3 Rouen, il m'annonça qu'il ne pouvait pas faire semblant de jouer une partition qui n'était pas jouée par lui.

Il s'en allait donc du groupe et il fut même évoqué que je m'appellerai " de luxe "mais là, je n'étais pas d'accord.

Je venais d'un milieu de moyens bourgeois de province et si j'étais monté à Paris, c'était bien pour que mon nom soit inscrit sur une pochette et je ne voyais pas les gens m'appeler ainsi en me demandant si j'étais noble.

J'étais marié avec
Marianna qui quitta son boulot car on lui avait demandé de passer gratuitement une pub pour le FN dans le journal et l'idée ne lui avait pas plu, on lui avait fait comprendre que fallait pas déconner et qu’elle savait ou elle bossait.

Trois mois après l'affaire, elle était partie.

Nous n'avions plus de ronds, devions changer d'appart car celui que nous occupions était trop cher, le disque n'existait plus, faute de groupe, et personne ne travaillait. Nous aimions régulièrement aller à Saint Malo ou travaillais ma mère mais cela devenait très difficile vu le coût prohibitif des billets pour nos pauvres économies de survie. Malgré tout, nous décidâmes de partir vers la Bretagne en stop pour passer quelques jours de vacances. Ma pauvre mère fut tellement apeurée de ne pas nous trouver à l'arrivée des trains qu'elle nous passa un savon tel qu'elle nous arracha, sans grand mal, que plus jamais nous ne referions cela . Elle nous assura que nous aurions toujours des sous, qu'elle nous en enverrait si nécessaire pour venir la voir.

En désespoir de cause, il fut entrepris de changer d'appartement et de louer une pièce aux Buttes Chaumont et tout notre attirail fut installé là.

D'un commun accord avec le Prod, il fut décidé que Marianna ferait partie du groupe et que nous allions changer de pochette. Apres tout, elle était la seule personne de confiance à ma disposition et avait, fort heureusement et par hasard mise sa voix sur une phrase du disque.

Pour soutirer quelques sous à la production en ces temps de disette, la pochette fut prise à la maison avec un appareil automatique, développée à la Fnac et vendue au prod comme étant prise par un copain dans un studio et qu'il fallait donner 3500 FF tout de suite.

Le ton raté du développement Fnac fut vendu comme un effet Sépia et tout le monde trouva les photos formidables.

Le nouveau groupe fut crée en un tour de main, les sous restaient chez nous (
Marianna avait récupéré le pourcentage sur les ventes d'Eric)  et tout allait pour le mieux.

Les 3500 balles ne nous ont pas permis de tenir très longtemps, pas plus que les deux avances demandées au producteur et il fut sérieusement envisagé de prendre un travail.

Surprise : Le disque apparut bientôt sur les pages dites "d'objectif".

Il valait mieux être dans cette liste là que n’ importe où ailleurs.

Etre "objectif" ne signifiait rien musicalement. Chez WEA, les "objectifs" (je répète, mais c'était vraiment très important d'être "objectif".) signifiaient que les attachés de presse allaient passer leur temps à parler de nous aux radios, essayant de convaincre les programmateurs de passer le disque.

Un bon moyen était l'échange standard.

-"Tu veux
Nu Shooz comme Dj de la semaine sur ton antenne ?"

Cela voulait dire qu'elle avait quelques jours de libre pour promener un groupe international qui était sûrement des gens comme nous et qui découvraient la joie de la promo mais à un niveau mondial car ils étaient  d'origine Anglo-saxonne.

les pauvres
Nu Shooz, tous droits arrivés de Dieu sais ou pour promotionner leur premier tube pendant quinze jours en France avant de repartir aux quatre coins du monde, auraient à faire:

des Jingles,

"Bonjour, nous sommes
Nu Shooz, vous écoutez Radio ????"

Des Interviews palpitantes:

"Alors les
Nu Shooz, pourquoi Nu shooz ?"

Des télés ou ils répèteraient la ritournelle qui les amenait là.

Le programmateur local était très content d'avoir une vedette dite "internationale"

-"Ben, ouais, ce serait cool"

- "tu me rentres les "De luxe " en prog ?, tu sais, c'est un objectif ! " (C’est là que c'est important).

- "Oui, mais tu sais, c'est trop jeune, les "De luxe", c'est pas ma couleur d'antenne, tu vois"

S'en suivaient des palabres sans fin sur la "couleur " de l'antenne, le bien fondé de la rentrée en programmation de notre disque et des autres objectifs de la maison.

L'attachée de presse donnait quelques disques au mec de la radio, du fond de catalogue en général, qu'il lui avait commandé sur le catalogue du label.

De toute façon, les Majors les abreuvaient jusqu'à plus soif de toutes les nouveautés du moment, donnant 50
Guesh Patty pour les auditeurs ,100 Gérard Blanc à faire gagner à l'antenne en espérant que les rotations allaient grimper de ce fait.

Ils se racontaient quelques histoires du Show biz parisien, qu'elle et le programmateur vilipendaient du fond de la province, on se faisait la bise, en promettant de s'appeler en attendant de voir ce que penseraient les auditeurs de "De luxe".

On se disait bien que si les ventes ne décollaient pas dans trois mois, on ne passerait plus le disque.

Une bise et l'attachée de presse allait faire la même chose chez le concurrent.

C'était réglé comme du papier à musique.

Il n'y avait pas de place pour les autres, ceux qui n'étaient pas "Objectif Promo", les radios surchargées de demandes n'étaient plus du tout "amateurs" et commençaient à imposer leur volonté aux maisons de disques.

Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

Il nous avait été donné à chacun, une dizaine d'exemplaires de l'œuvre, nous étions inscrits à la Sacem et avions nos noms et nos photos sur une pochette de disque.
Et pourtant rien ne se passait.

Jusqu'au jour ou arriva la seule et unique prestation télévisuelle du groupe dans sa formule originelle.

Lorsque
Eric eut fini sa prestation en Play back, prestation que nous avions tant répétée pour FR3 Rouen, il m'annonça qu'il ne pouvait pas faire semblant de jouer une partition qui n'était pas jouée par lui.

Il s'en allait donc du groupe et il fut même évoqué que je m'appellerai " de luxe "mais là, je n'étais pas d'accord.

Je venais d'un milieu de moyens bourgeois de province et si j'étais monté à Paris, c'était bien pour que mon nom soit inscrit sur une pochette et je ne voyais pas les gens m'appeler ainsi en me demandant si j'étais noble.

J'étais marié avec
Marianna qui quitta son boulot car on lui avait demandé de passer gratuitement une pub pour le FN dans le journal et l'idée ne lui avait pas plu, on lui avait fait comprendre que fallait pas déconner et qu’elle savait ou elle bossait.

Trois mois après l'affaire, elle était partie.

Nous n'avions plus de ronds, devions changer d'appart car celui que nous occupions était trop cher, le disque n'existait plus, faute de groupe, et personne ne travaillait. Nous aimions régulièrement aller à Saint Malo ou travaillais ma mère mais cela devenait très difficile vu le coût prohibitif des billets pour nos pauvres économies de survie. Malgré tout, nous décidâmes de partir vers la Bretagne en stop pour passer quelques jours de vacances. Ma pauvre mère fut tellement apeurée de ne pas nous trouver à l'arrivée des trains qu'elle nous passa un savon tel qu'elle nous arracha, sans grand mal, que plus jamais nous ne referions cela . Elle nous assura que nous aurions toujours des sous, qu'elle nous en enverrait si nécessaire pour venir la voir.

En désespoir de cause, il fut entrepris de changer d'appartement et de louer une pièce aux Buttes Chaumont et tout notre attirail fut installé là.

D'un commun accord avec le Prod, il fut décidé que Marianna ferait partie du groupe et que nous allions changer de pochette. Apres tout, elle était la seule personne de confiance à ma disposition et avait, fort heureusement et par hasard mise sa voix sur une phrase du disque.

Pour soutirer quelques sous à la production en ces temps de disette, la pochette fut prise à la maison avec un appareil automatique, développée à la Fnac et vendue au prod comme étant prise par un copain dans un studio et qu'il fallait donner 3500 FF tout de suite.

Le ton raté du développement Fnac fut vendu comme un effet Sépia et tout le monde trouva les photos formidables.

Le nouveau groupe fut crée en un tour de main, les sous restaient chez nous (
Marianna avait récupéré le pourcentage sur les ventes d'Eric)  et tout allait pour le mieux.

Les 3500 balles ne nous ont pas permis de tenir très longtemps, pas plus que les deux avances demandées au producteur et il fut sérieusement envisagé de prendre un travail.

Surprise : Le disque apparut bientôt sur les pages dites "d'objectif".

Il valait mieux être dans cette liste là que n’ importe où ailleurs.

Etre "objectif" ne signifiait rien musicalement. Chez WEA, les "objectifs" (je répète, mais c'était vraiment très important d'être "objectif".) signifiaient que les attachés de presse allaient passer leur temps à parler de nous aux radios, essayant de convaincre les programmateurs de passer le disque.

Un bon moyen était l'échange standard.

-"Tu veux
Nu Shooz comme Dj de la semaine sur ton antenne ?"

Cela voulait dire qu'elle avait quelques jours de libre pour promener un groupe international qui était sûrement des gens comme nous et qui découvraient la joie de la promo mais à un niveau mondial car ils étaient  d'origine Anglo-saxonne.

les pauvres
Nu Shooz, tous droits arrivés de Dieu sais ou pour promotionner leur premier tube pendant quinze jours en France avant de repartir aux quatre coins du monde, auraient à faire:

des Jingles,

"Bonjour, nous sommes
Nu Shooz, vous écoutez Radio ????"

Des Interviews palpitantes:

"Alors les
Nu Shooz, pourquoi Nu shooz ?"

Des télés ou ils répèteraient la ritournelle qui les amenait là.

Le programmateur local était très content d'avoir une vedette dite "internationale"

-"Ben, ouais, ce serait cool"

- "tu me rentres les "De luxe " en prog ?, tu sais, c'est un objectif ! " (C’est là que c'est important).

- "Oui, mais tu sais, c'est trop jeune, les "De luxe", c'est pas ma couleur d'antenne, tu vois"

S'en suivaient des palabres sans fin sur la "couleur " de l'antenne, le bien fondé de la rentrée en programmation de notre disque et des autres objectifs de la maison.

L'attachée de presse donnait quelques disques au mec de la radio, du fond de catalogue en général, qu'il lui avait commandé sur le catalogue du label.

De toute façon, les Majors les abreuvaient jusqu'à plus soif de toutes les nouveautés du moment, donnant 50
Guesh Patty pour les auditeurs ,100 Gérard Blanc à faire gagner à l'antenne en espérant que les rotations allaient grimper de ce fait.

Ils se racontaient quelques histoires du Show biz parisien, qu'elle et le programmateur vilipendaient du fond de la province, on se faisait la bise, en promettant de s'appeler en attendant de voir ce que penseraient les auditeurs de "De luxe".

On se disait bien que si les ventes ne décollaient pas dans trois mois, on ne passerait plus le disque.

Une bise et l'attachée de presse allait faire la même chose chez le concurrent.

C'était réglé comme du papier à musique.

Il n'y avait pas de place pour les autres, ceux qui n'étaient pas "Objectif Promo", les radios surchargées de demandes n'étaient plus du tout "amateurs" et commençaient à imposer leur volonté aux maisons de disques.

Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

Et pourtant rien ne se passait.
Jusqu'au jour ou arriva la seule et unique prestation télévisuelle du groupe dans sa formule originelle.

Lorsque
Eric eut fini sa prestation en Play back, prestation que nous avions tant répétée pour FR3 Rouen, il m'annonça qu'il ne pouvait pas faire semblant de jouer une partition qui n'était pas jouée par lui.

Il s'en allait donc du groupe et il fut même évoqué que je m'appellerai " de luxe "mais là, je n'étais pas d'accord.

Je venais d'un milieu de moyens bourgeois de province et si j'étais monté à Paris, c'était bien pour que mon nom soit inscrit sur une pochette et je ne voyais pas les gens m'appeler ainsi en me demandant si j'étais noble.

J'étais marié avec
Marianna qui quitta son boulot car on lui avait demandé de passer gratuitement une pub pour le FN dans le journal et l'idée ne lui avait pas plu, on lui avait fait comprendre que fallait pas déconner et qu’elle savait ou elle bossait.

Trois mois après l'affaire, elle était partie.

Nous n'avions plus de ronds, devions changer d'appart car celui que nous occupions était trop cher, le disque n'existait plus, faute de groupe, et personne ne travaillait. Nous aimions régulièrement aller à Saint Malo ou travaillais ma mère mais cela devenait très difficile vu le coût prohibitif des billets pour nos pauvres économies de survie. Malgré tout, nous décidâmes de partir vers la Bretagne en stop pour passer quelques jours de vacances. Ma pauvre mère fut tellement apeurée de ne pas nous trouver à l'arrivée des trains qu'elle nous passa un savon tel qu'elle nous arracha, sans grand mal, que plus jamais nous ne referions cela . Elle nous assura que nous aurions toujours des sous, qu'elle nous en enverrait si nécessaire pour venir la voir.

En désespoir de cause, il fut entrepris de changer d'appartement et de louer une pièce aux Buttes Chaumont et tout notre attirail fut installé là.

D'un commun accord avec le Prod, il fut décidé que Marianna ferait partie du groupe et que nous allions changer de pochette. Apres tout, elle était la seule personne de confiance à ma disposition et avait, fort heureusement et par hasard mise sa voix sur une phrase du disque.

Pour soutirer quelques sous à la production en ces temps de disette, la pochette fut prise à la maison avec un appareil automatique, développée à la Fnac et vendue au prod comme étant prise par un copain dans un studio et qu'il fallait donner 3500 FF tout de suite.

Le ton raté du développement Fnac fut vendu comme un effet Sépia et tout le monde trouva les photos formidables.

Le nouveau groupe fut crée en un tour de main, les sous restaient chez nous (
Marianna avait récupéré le pourcentage sur les ventes d'Eric)  et tout allait pour le mieux.

Les 3500 balles ne nous ont pas permis de tenir très longtemps, pas plus que les deux avances demandées au producteur et il fut sérieusement envisagé de prendre un travail.

Surprise : Le disque apparut bientôt sur les pages dites "d'objectif".

Il valait mieux être dans cette liste là que n’ importe où ailleurs.

Etre "objectif" ne signifiait rien musicalement. Chez WEA, les "objectifs" (je répète, mais c'était vraiment très important d'être "objectif".) signifiaient que les attachés de presse allaient passer leur temps à parler de nous aux radios, essayant de convaincre les programmateurs de passer le disque.

Un bon moyen était l'échange standard.

-"Tu veux
Nu Shooz comme Dj de la semaine sur ton antenne ?"

Cela voulait dire qu'elle avait quelques jours de libre pour promener un groupe international qui était sûrement des gens comme nous et qui découvraient la joie de la promo mais à un niveau mondial car ils étaient  d'origine Anglo-saxonne.

les pauvres
Nu Shooz, tous droits arrivés de Dieu sais ou pour promotionner leur premier tube pendant quinze jours en France avant de repartir aux quatre coins du monde, auraient à faire:

des Jingles,

"Bonjour, nous sommes
Nu Shooz, vous écoutez Radio ????"

Des Interviews palpitantes:

"Alors les
Nu Shooz, pourquoi Nu shooz ?"

Des télés ou ils répèteraient la ritournelle qui les amenait là.

Le programmateur local était très content d'avoir une vedette dite "internationale"

-"Ben, ouais, ce serait cool"

- "tu me rentres les "De luxe " en prog ?, tu sais, c'est un objectif ! " (C’est là que c'est important).

- "Oui, mais tu sais, c'est trop jeune, les "De luxe", c'est pas ma couleur d'antenne, tu vois"

S'en suivaient des palabres sans fin sur la "couleur " de l'antenne, le bien fondé de la rentrée en programmation de notre disque et des autres objectifs de la maison.

L'attachée de presse donnait quelques disques au mec de la radio, du fond de catalogue en général, qu'il lui avait commandé sur le catalogue du label.

De toute façon, les Majors les abreuvaient jusqu'à plus soif de toutes les nouveautés du moment, donnant 50
Guesh Patty pour les auditeurs ,100 Gérard Blanc à faire gagner à l'antenne en espérant que les rotations allaient grimper de ce fait.

Ils se racontaient quelques histoires du Show biz parisien, qu'elle et le programmateur vilipendaient du fond de la province, on se faisait la bise, en promettant de s'appeler en attendant de voir ce que penseraient les auditeurs de "De luxe".

On se disait bien que si les ventes ne décollaient pas dans trois mois, on ne passerait plus le disque.

Une bise et l'attachée de presse allait faire la même chose chez le concurrent.

C'était réglé comme du papier à musique.

Il n'y avait pas de place pour les autres, ceux qui n'étaient pas "Objectif Promo", les radios surchargées de demandes n'étaient plus du tout "amateurs" et commençaient à imposer leur volonté aux maisons de disques.

Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

Jusqu'au jour ou arriva la seule et unique prestation télévisuelle du groupe dans sa formule originelle.
Lorsque
Eric eut fini sa prestation en Play back, prestation que nous avions tant répétée pour FR3 Rouen, il m'annonça qu'il ne pouvait pas faire semblant de jouer une partition qui n'était pas jouée par lui.

Il s'en allait donc du groupe et il fut même évoqué que je m'appellerai " de luxe "mais là, je n'étais pas d'accord.

Je venais d'un milieu de moyens bourgeois de province et si j'étais monté à Paris, c'était bien pour que mon nom soit inscrit sur une pochette et je ne voyais pas les gens m'appeler ainsi en me demandant si j'étais noble.

J'étais marié avec
Marianna qui quitta son boulot car on lui avait demandé de passer gratuitement une pub pour le FN dans le journal et l'idée ne lui avait pas plu, on lui avait fait comprendre que fallait pas déconner et qu’elle savait ou elle bossait.

Trois mois après l'affaire, elle était partie.

Nous n'avions plus de ronds, devions changer d'appart car celui que nous occupions était trop cher, le disque n'existait plus, faute de groupe, et personne ne travaillait. Nous aimions régulièrement aller à Saint Malo ou travaillais ma mère mais cela devenait très difficile vu le coût prohibitif des billets pour nos pauvres économies de survie. Malgré tout, nous décidâmes de partir vers la Bretagne en stop pour passer quelques jours de vacances. Ma pauvre mère fut tellement apeurée de ne pas nous trouver à l'arrivée des trains qu'elle nous passa un savon tel qu'elle nous arracha, sans grand mal, que plus jamais nous ne referions cela . Elle nous assura que nous aurions toujours des sous, qu'elle nous en enverrait si nécessaire pour venir la voir.

En désespoir de cause, il fut entrepris de changer d'appartement et de louer une pièce aux Buttes Chaumont et tout notre attirail fut installé là.

D'un commun accord avec le Prod, il fut décidé que Marianna ferait partie du groupe et que nous allions changer de pochette. Apres tout, elle était la seule personne de confiance à ma disposition et avait, fort heureusement et par hasard mise sa voix sur une phrase du disque.

Pour soutirer quelques sous à la production en ces temps de disette, la pochette fut prise à la maison avec un appareil automatique, développée à la Fnac et vendue au prod comme étant prise par un copain dans un studio et qu'il fallait donner 3500 FF tout de suite.

Le ton raté du développement Fnac fut vendu comme un effet Sépia et tout le monde trouva les photos formidables.

Le nouveau groupe fut crée en un tour de main, les sous restaient chez nous (
Marianna avait récupéré le pourcentage sur les ventes d'Eric)  et tout allait pour le mieux.

Les 3500 balles ne nous ont pas permis de tenir très longtemps, pas plus que les deux avances demandées au producteur et il fut sérieusement envisagé de prendre un travail.

Surprise : Le disque apparut bientôt sur les pages dites "d'objectif".

Il valait mieux être dans cette liste là que n’ importe où ailleurs.

Etre "objectif" ne signifiait rien musicalement. Chez WEA, les "objectifs" (je répète, mais c'était vraiment très important d'être "objectif".) signifiaient que les attachés de presse allaient passer leur temps à parler de nous aux radios, essayant de convaincre les programmateurs de passer le disque.

Un bon moyen était l'échange standard.

-"Tu veux
Nu Shooz comme Dj de la semaine sur ton antenne ?"

Cela voulait dire qu'elle avait quelques jours de libre pour promener un groupe international qui était sûrement des gens comme nous et qui découvraient la joie de la promo mais à un niveau mondial car ils étaient  d'origine Anglo-saxonne.

les pauvres
Nu Shooz, tous droits arrivés de Dieu sais ou pour promotionner leur premier tube pendant quinze jours en France avant de repartir aux quatre coins du monde, auraient à faire:

des Jingles,

"Bonjour, nous sommes
Nu Shooz, vous écoutez Radio ????"

Des Interviews palpitantes:

"Alors les
Nu Shooz, pourquoi Nu shooz ?"

Des télés ou ils répèteraient la ritournelle qui les amenait là.

Le programmateur local était très content d'avoir une vedette dite "internationale"

-"Ben, ouais, ce serait cool"

- "tu me rentres les "De luxe " en prog ?, tu sais, c'est un objectif ! " (C’est là que c'est important).

- "Oui, mais tu sais, c'est trop jeune, les "De luxe", c'est pas ma couleur d'antenne, tu vois"

S'en suivaient des palabres sans fin sur la "couleur " de l'antenne, le bien fondé de la rentrée en programmation de notre disque et des autres objectifs de la maison.

L'attachée de presse donnait quelques disques au mec de la radio, du fond de catalogue en général, qu'il lui avait commandé sur le catalogue du label.

De toute façon, les Majors les abreuvaient jusqu'à plus soif de toutes les nouveautés du moment, donnant 50
Guesh Patty pour les auditeurs ,100 Gérard Blanc à faire gagner à l'antenne en espérant que les rotations allaient grimper de ce fait.

Ils se racontaient quelques histoires du Show biz parisien, qu'elle et le programmateur vilipendaient du fond de la province, on se faisait la bise, en promettant de s'appeler en attendant de voir ce que penseraient les auditeurs de "De luxe".

On se disait bien que si les ventes ne décollaient pas dans trois mois, on ne passerait plus le disque.

Une bise et l'attachée de presse allait faire la même chose chez le concurrent.

C'était réglé comme du papier à musique.

Il n'y avait pas de place pour les autres, ceux qui n'étaient pas "Objectif Promo", les radios surchargées de demandes n'étaient plus du tout "amateurs" et commençaient à imposer leur volonté aux maisons de disques.

Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

Lorsque Eric eut fini sa prestation en Play back, prestation que nous avions tant répétée pour FR3 Rouen, il m'annonça qu'il ne pouvait pas faire semblant de jouer une partition qui n'était pas jouée par lui.

Il s'en allait donc du groupe et il fut même évoqué que je m'appellerai " de luxe "mais là, je n'étais pas d'accord.

Je venais d'un milieu de moyens bourgeois de province et si j'étais monté à Paris, c'était bien pour que mon nom soit inscrit sur une pochette et je ne voyais pas les gens m'appeler ainsi en me demandant si j'étais noble.

J'étais marié avec

Il s'en allait donc du groupe et il fut même évoqué que je m'appellerai " de luxe "mais là, je n'étais pas d'accord.

Je venais d'un milieu de moyens bourgeois de province et si j'étais monté à Paris, c'était bien pour que mon nom soit inscrit sur une pochette et je ne voyais pas les gens m'appeler ainsi en me demandant si j'étais noble.

J'étais marié avec
Marianna qui quitta son boulot car on lui avait demandé de passer gratuitement une pub pour le FN dans le journal et l'idée ne lui avait pas plu, on lui avait fait comprendre que fallait pas déconner et qu’elle savait ou elle bossait.

Trois mois après l'affaire, elle était partie.

Nous n'avions plus de ronds, devions changer d'appart car celui que nous occupions était trop cher, le disque n'existait plus, faute de groupe, et personne ne travaillait. Nous aimions régulièrement aller à Saint Malo ou travaillais ma mère mais cela devenait très difficile vu le coût prohibitif des billets pour nos pauvres économies de survie. Malgré tout, nous décidâmes de partir vers la Bretagne en stop pour passer quelques jours de vacances. Ma pauvre mère fut tellement apeurée de ne pas nous trouver à l'arrivée des trains qu'elle nous passa un savon tel qu'elle nous arracha, sans grand mal, que plus jamais nous ne referions cela . Elle nous assura que nous aurions toujours des sous, qu'elle nous en enverrait si nécessaire pour venir la voir.

En désespoir de cause, il fut entrepris de changer d'appartement et de louer une pièce aux Buttes Chaumont et tout notre attirail fut installé là.

D'un commun accord avec le Prod, il fut décidé que Marianna ferait partie du groupe et que nous allions changer de pochette. Apres tout, elle était la seule personne de confiance à ma disposition et avait, fort heureusement et par hasard mise sa voix sur une phrase du disque.

Pour soutirer quelques sous à la production en ces temps de disette, la pochette fut prise à la maison avec un appareil automatique, développée à la Fnac et vendue au prod comme étant prise par un copain dans un studio et qu'il fallait donner 3500 FF tout de suite.

Le ton raté du développement Fnac fut vendu comme un effet Sépia et tout le monde trouva les photos formidables.

Le nouveau groupe fut crée en un tour de main, les sous restaient chez nous (
Marianna avait récupéré le pourcentage sur les ventes d'Eric)  et tout allait pour le mieux.

Les 3500 balles ne nous ont pas permis de tenir très longtemps, pas plus que les deux avances demandées au producteur et il fut sérieusement envisagé de prendre un travail.

Surprise : Le disque apparut bientôt sur les pages dites "d'objectif".

Il valait mieux être dans cette liste là que n’ importe où ailleurs.

Etre "objectif" ne signifiait rien musicalement. Chez WEA, les "objectifs" (je répète, mais c'était vraiment très important d'être "objectif".) signifiaient que les attachés de presse allaient passer leur temps à parler de nous aux radios, essayant de convaincre les programmateurs de passer le disque.

Un bon moyen était l'échange standard.

-"Tu veux
Nu Shooz comme Dj de la semaine sur ton antenne ?"

Cela voulait dire qu'elle avait quelques jours de libre pour promener un groupe international qui était sûrement des gens comme nous et qui découvraient la joie de la promo mais à un niveau mondial car ils étaient  d'origine Anglo-saxonne.

les pauvres
Nu Shooz, tous droits arrivés de Dieu sais ou pour promotionner leur premier tube pendant quinze jours en France avant de repartir aux quatre coins du monde, auraient à faire:

des Jingles,

"Bonjour, nous sommes
Nu Shooz, vous écoutez Radio ????"

Des Interviews palpitantes:

"Alors les
Nu Shooz, pourquoi Nu shooz ?"

Des télés ou ils répèteraient la ritournelle qui les amenait là.

Le programmateur local était très content d'avoir une vedette dite "internationale"

-"Ben, ouais, ce serait cool"

- "tu me rentres les "De luxe " en prog ?, tu sais, c'est un objectif ! " (C’est là que c'est important).

- "Oui, mais tu sais, c'est trop jeune, les "De luxe", c'est pas ma couleur d'antenne, tu vois"

S'en suivaient des palabres sans fin sur la "couleur " de l'antenne, le bien fondé de la rentrée en programmation de notre disque et des autres objectifs de la maison.

L'attachée de presse donnait quelques disques au mec de la radio, du fond de catalogue en général, qu'il lui avait commandé sur le catalogue du label.

De toute façon, les Majors les abreuvaient jusqu'à plus soif de toutes les nouveautés du moment, donnant 50
Guesh Patty pour les auditeurs ,100 Gérard Blanc à faire gagner à l'antenne en espérant que les rotations allaient grimper de ce fait.

Ils se racontaient quelques histoires du Show biz parisien, qu'elle et le programmateur vilipendaient du fond de la province, on se faisait la bise, en promettant de s'appeler en attendant de voir ce que penseraient les auditeurs de "De luxe".

On se disait bien que si les ventes ne décollaient pas dans trois mois, on ne passerait plus le disque.

Une bise et l'attachée de presse allait faire la même chose chez le concurrent.

C'était réglé comme du papier à musique.

Il n'y avait pas de place pour les autres, ceux qui n'étaient pas "Objectif Promo", les radios surchargées de demandes n'étaient plus du tout "amateurs" et commençaient à imposer leur volonté aux maisons de disques.

Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

Il s'en allait donc du groupe et il fut même évoqué que je m'appellerai " de luxe "mais là, je n'étais pas d'accord.
Je venais d'un milieu de moyens bourgeois de province et si j'étais monté à Paris, c'était bien pour que mon nom soit inscrit sur une pochette et je ne voyais pas les gens m'appeler ainsi en me demandant si j'étais noble.

J'étais marié avec
Marianna qui quitta son boulot car on lui avait demandé de passer gratuitement une pub pour le FN dans le journal et l'idée ne lui avait pas plu, on lui avait fait comprendre que fallait pas déconner et qu’elle savait ou elle bossait.

Trois mois après l'affaire, elle était partie.

Nous n'avions plus de ronds, devions changer d'appart car celui que nous occupions était trop cher, le disque n'existait plus, faute de groupe, et personne ne travaillait. Nous aimions régulièrement aller à Saint Malo ou travaillais ma mère mais cela devenait très difficile vu le coût prohibitif des billets pour nos pauvres économies de survie. Malgré tout, nous décidâmes de partir vers la Bretagne en stop pour passer quelques jours de vacances. Ma pauvre mère fut tellement apeurée de ne pas nous trouver à l'arrivée des trains qu'elle nous passa un savon tel qu'elle nous arracha, sans grand mal, que plus jamais nous ne referions cela . Elle nous assura que nous aurions toujours des sous, qu'elle nous en enverrait si nécessaire pour venir la voir.

En désespoir de cause, il fut entrepris de changer d'appartement et de louer une pièce aux Buttes Chaumont et tout notre attirail fut installé là.

D'un commun accord avec le Prod, il fut décidé que Marianna ferait partie du groupe et que nous allions changer de pochette. Apres tout, elle était la seule personne de confiance à ma disposition et avait, fort heureusement et par hasard mise sa voix sur une phrase du disque.

Pour soutirer quelques sous à la production en ces temps de disette, la pochette fut prise à la maison avec un appareil automatique, développée à la Fnac et vendue au prod comme étant prise par un copain dans un studio et qu'il fallait donner 3500 FF tout de suite.

Le ton raté du développement Fnac fut vendu comme un effet Sépia et tout le monde trouva les photos formidables.

Le nouveau groupe fut crée en un tour de main, les sous restaient chez nous (
Marianna avait récupéré le pourcentage sur les ventes d'Eric)  et tout allait pour le mieux.

Les 3500 balles ne nous ont pas permis de tenir très longtemps, pas plus que les deux avances demandées au producteur et il fut sérieusement envisagé de prendre un travail.

Surprise : Le disque apparut bientôt sur les pages dites "d'objectif".

Il valait mieux être dans cette liste là que n’ importe où ailleurs.

Etre "objectif" ne signifiait rien musicalement. Chez WEA, les "objectifs" (je répète, mais c'était vraiment très important d'être "objectif".) signifiaient que les attachés de presse allaient passer leur temps à parler de nous aux radios, essayant de convaincre les programmateurs de passer le disque.

Un bon moyen était l'échange standard.

-"Tu veux
Nu Shooz comme Dj de la semaine sur ton antenne ?"

Cela voulait dire qu'elle avait quelques jours de libre pour promener un groupe international qui était sûrement des gens comme nous et qui découvraient la joie de la promo mais à un niveau mondial car ils étaient  d'origine Anglo-saxonne.

les pauvres
Nu Shooz, tous droits arrivés de Dieu sais ou pour promotionner leur premier tube pendant quinze jours en France avant de repartir aux quatre coins du monde, auraient à faire:

des Jingles,

"Bonjour, nous sommes
Nu Shooz, vous écoutez Radio ????"

Des Interviews palpitantes:

"Alors les
Nu Shooz, pourquoi Nu shooz ?"

Des télés ou ils répèteraient la ritournelle qui les amenait là.

Le programmateur local était très content d'avoir une vedette dite "internationale"

-"Ben, ouais, ce serait cool"

- "tu me rentres les "De luxe " en prog ?, tu sais, c'est un objectif ! " (C’est là que c'est important).

- "Oui, mais tu sais, c'est trop jeune, les "De luxe", c'est pas ma couleur d'antenne, tu vois"

S'en suivaient des palabres sans fin sur la "couleur " de l'antenne, le bien fondé de la rentrée en programmation de notre disque et des autres objectifs de la maison.

L'attachée de presse donnait quelques disques au mec de la radio, du fond de catalogue en général, qu'il lui avait commandé sur le catalogue du label.

De toute façon, les Majors les abreuvaient jusqu'à plus soif de toutes les nouveautés du moment, donnant 50
Guesh Patty pour les auditeurs ,100 Gérard Blanc à faire gagner à l'antenne en espérant que les rotations allaient grimper de ce fait.

Ils se racontaient quelques histoires du Show biz parisien, qu'elle et le programmateur vilipendaient du fond de la province, on se faisait la bise, en promettant de s'appeler en attendant de voir ce que penseraient les auditeurs de "De luxe".

On se disait bien que si les ventes ne décollaient pas dans trois mois, on ne passerait plus le disque.

Une bise et l'attachée de presse allait faire la même chose chez le concurrent.

C'était réglé comme du papier à musique.

Il n'y avait pas de place pour les autres, ceux qui n'étaient pas "Objectif Promo", les radios surchargées de demandes n'étaient plus du tout "amateurs" et commençaient à imposer leur volonté aux maisons de disques.

Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

Je venais d'un milieu de moyens bourgeois de province et si j'étais monté à Paris, c'était bien pour que mon nom soit inscrit sur une pochette et je ne voyais pas les gens m'appeler ainsi en me demandant si j'étais noble.
J'étais marié avec
Marianna qui quitta son boulot car on lui avait demandé de passer gratuitement une pub pour le FN dans le journal et l'idée ne lui avait pas plu, on lui avait fait comprendre que fallait pas déconner et qu’elle savait ou elle bossait.

Trois mois après l'affaire, elle était partie.

Nous n'avions plus de ronds, devions changer d'appart car celui que nous occupions était trop cher, le disque n'existait plus, faute de groupe, et personne ne travaillait. Nous aimions régulièrement aller à Saint Malo ou travaillais ma mère mais cela devenait très difficile vu le coût prohibitif des billets pour nos pauvres économies de survie. Malgré tout, nous décidâmes de partir vers la Bretagne en stop pour passer quelques jours de vacances. Ma pauvre mère fut tellement apeurée de ne pas nous trouver à l'arrivée des trains qu'elle nous passa un savon tel qu'elle nous arracha, sans grand mal, que plus jamais nous ne referions cela . Elle nous assura que nous aurions toujours des sous, qu'elle nous en enverrait si nécessaire pour venir la voir.

En désespoir de cause, il fut entrepris de changer d'appartement et de louer une pièce aux Buttes Chaumont et tout notre attirail fut installé là.

D'un commun accord avec le Prod, il fut décidé que Marianna ferait partie du groupe et que nous allions changer de pochette. Apres tout, elle était la seule personne de confiance à ma disposition et avait, fort heureusement et par hasard mise sa voix sur une phrase du disque.

Pour soutirer quelques sous à la production en ces temps de disette, la pochette fut prise à la maison avec un appareil automatique, développée à la Fnac et vendue au prod comme étant prise par un copain dans un studio et qu'il fallait donner 3500 FF tout de suite.

Le ton raté du développement Fnac fut vendu comme un effet Sépia et tout le monde trouva les photos formidables.

Le nouveau groupe fut crée en un tour de main, les sous restaient chez nous (
Marianna avait récupéré le pourcentage sur les ventes d'Eric)  et tout allait pour le mieux.

Les 3500 balles ne nous ont pas permis de tenir très longtemps, pas plus que les deux avances demandées au producteur et il fut sérieusement envisagé de prendre un travail.

Surprise : Le disque apparut bientôt sur les pages dites "d'objectif".

Il valait mieux être dans cette liste là que n’ importe où ailleurs.

Etre "objectif" ne signifiait rien musicalement. Chez WEA, les "objectifs" (je répète, mais c'était vraiment très important d'être "objectif".) signifiaient que les attachés de presse allaient passer leur temps à parler de nous aux radios, essayant de convaincre les programmateurs de passer le disque.

Un bon moyen était l'échange standard.

-"Tu veux
Nu Shooz comme Dj de la semaine sur ton antenne ?"

Cela voulait dire qu'elle avait quelques jours de libre pour promener un groupe international qui était sûrement des gens comme nous et qui découvraient la joie de la promo mais à un niveau mondial car ils étaient  d'origine Anglo-saxonne.

les pauvres
Nu Shooz, tous droits arrivés de Dieu sais ou pour promotionner leur premier tube pendant quinze jours en France avant de repartir aux quatre coins du monde, auraient à faire:

des Jingles,

"Bonjour, nous sommes
Nu Shooz, vous écoutez Radio ????"

Des Interviews palpitantes:

"Alors les
Nu Shooz, pourquoi Nu shooz ?"

Des télés ou ils répèteraient la ritournelle qui les amenait là.

Le programmateur local était très content d'avoir une vedette dite "internationale"

-"Ben, ouais, ce serait cool"

- "tu me rentres les "De luxe " en prog ?, tu sais, c'est un objectif ! " (C’est là que c'est important).

- "Oui, mais tu sais, c'est trop jeune, les "De luxe", c'est pas ma couleur d'antenne, tu vois"

S'en suivaient des palabres sans fin sur la "couleur " de l'antenne, le bien fondé de la rentrée en programmation de notre disque et des autres objectifs de la maison.

L'attachée de presse donnait quelques disques au mec de la radio, du fond de catalogue en général, qu'il lui avait commandé sur le catalogue du label.

De toute façon, les Majors les abreuvaient jusqu'à plus soif de toutes les nouveautés du moment, donnant 50
Guesh Patty pour les auditeurs ,100 Gérard Blanc à faire gagner à l'antenne en espérant que les rotations allaient grimper de ce fait.

Ils se racontaient quelques histoires du Show biz parisien, qu'elle et le programmateur vilipendaient du fond de la province, on se faisait la bise, en promettant de s'appeler en attendant de voir ce que penseraient les auditeurs de "De luxe".

On se disait bien que si les ventes ne décollaient pas dans trois mois, on ne passerait plus le disque.

Une bise et l'attachée de presse allait faire la même chose chez le concurrent.

C'était réglé comme du papier à musique.

Il n'y avait pas de place pour les autres, ceux qui n'étaient pas "Objectif Promo", les radios surchargées de demandes n'étaient plus du tout "amateurs" et commençaient à imposer leur volonté aux maisons de disques.

Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

J'étais marié avec Marianna qui quitta son boulot car on lui avait demandé de passer gratuitement une pub pour le FN dans le journal et l'idée ne lui avait pas plu, on lui avait fait comprendre que fallait pas déconner et qu’elle savait ou elle bossait.

Trois mois après l'affaire, elle était partie.

Nous n'avions plus de ronds, devions changer d'appart car celui que nous occupions était trop cher, le disque n'existait plus, faute de groupe, et personne ne travaillait. Nous aimions régulièrement aller à Saint Malo ou travaillais ma mère mais cela devenait très difficile vu le coût prohibitif des billets pour nos pauvres économies de survie. Malgré tout, nous décidâmes de partir vers la Bretagne en stop pour passer quelques jours de vacances. Ma pauvre mère fut tellement apeurée de ne pas nous trouver à l'arrivée des trains qu'elle nous passa un savon tel qu'elle nous arracha, sans grand mal, que plus jamais nous ne referions cela . Elle nous assura que nous aurions toujours des sous, qu'elle nous en enverrait si nécessaire pour venir la voir.

En désespoir de cause, il fut entrepris de changer d'appartement et de louer une pièce aux Buttes Chaumont et tout notre attirail fut installé là.

D'un commun accord avec le Prod, il fut décidé que Marianna ferait partie du groupe et que nous allions changer de pochette. Apres tout, elle était la seule personne de confiance à ma disposition et avait, fort heureusement et par hasard mise sa voix sur une phrase du disque.

Pour soutirer quelques sous à la production en ces temps de disette, la pochette fut prise à la maison avec un appareil automatique, développée à la Fnac et vendue au prod comme étant prise par un copain dans un studio et qu'il fallait donner 3500 FF tout de suite.

Le ton raté du développement Fnac fut vendu comme un effet Sépia et tout le monde trouva les photos formidables.

Le nouveau groupe fut crée en un tour de main, les sous restaient chez nous (

Trois mois après l'affaire, elle était partie.

Nous n'avions plus de ronds, devions changer d'appart car celui que nous occupions était trop cher, le disque n'existait plus, faute de groupe, et personne ne travaillait. Nous aimions régulièrement aller à Saint Malo ou travaillais ma mère mais cela devenait très difficile vu le coût prohibitif des billets pour nos pauvres économies de survie. Malgré tout, nous décidâmes de partir vers la Bretagne en stop pour passer quelques jours de vacances. Ma pauvre mère fut tellement apeurée de ne pas nous trouver à l'arrivée des trains qu'elle nous passa un savon tel qu'elle nous arracha, sans grand mal, que plus jamais nous ne referions cela . Elle nous assura que nous aurions toujours des sous, qu'elle nous en enverrait si nécessaire pour venir la voir.

En désespoir de cause, il fut entrepris de changer d'appartement et de louer une pièce aux Buttes Chaumont et tout notre attirail fut installé là.

D'un commun accord avec le Prod, il fut décidé que Marianna ferait partie du groupe et que nous allions changer de pochette. Apres tout, elle était la seule personne de confiance à ma disposition et avait, fort heureusement et par hasard mise sa voix sur une phrase du disque.

Pour soutirer quelques sous à la production en ces temps de disette, la pochette fut prise à la maison avec un appareil automatique, développée à la Fnac et vendue au prod comme étant prise par un copain dans un studio et qu'il fallait donner 3500 FF tout de suite.

Le ton raté du développement Fnac fut vendu comme un effet Sépia et tout le monde trouva les photos formidables.

Le nouveau groupe fut crée en un tour de main, les sous restaient chez nous (
Marianna avait récupéré le pourcentage sur les ventes d'Eric)  et tout allait pour le mieux.

Les 3500 balles ne nous ont pas permis de tenir très longtemps, pas plus que les deux avances demandées au producteur et il fut sérieusement envisagé de prendre un travail.

Surprise : Le disque apparut bientôt sur les pages dites "d'objectif".

Il valait mieux être dans cette liste là que n’ importe où ailleurs.

Etre "objectif" ne signifiait rien musicalement. Chez WEA, les "objectifs" (je répète, mais c'était vraiment très important d'être "objectif".) signifiaient que les attachés de presse allaient passer leur temps à parler de nous aux radios, essayant de convaincre les programmateurs de passer le disque.

Un bon moyen était l'échange standard.

-"Tu veux
Nu Shooz comme Dj de la semaine sur ton antenne ?"

Cela voulait dire qu'elle avait quelques jours de libre pour promener un groupe international qui était sûrement des gens comme nous et qui découvraient la joie de la promo mais à un niveau mondial car ils étaient  d'origine Anglo-saxonne.

les pauvres
Nu Shooz, tous droits arrivés de Dieu sais ou pour promotionner leur premier tube pendant quinze jours en France avant de repartir aux quatre coins du monde, auraient à faire:

des Jingles,

"Bonjour, nous sommes
Nu Shooz, vous écoutez Radio ????"

Des Interviews palpitantes:

"Alors les
Nu Shooz, pourquoi Nu shooz ?"

Des télés ou ils répèteraient la ritournelle qui les amenait là.

Le programmateur local était très content d'avoir une vedette dite "internationale"

-"Ben, ouais, ce serait cool"

- "tu me rentres les "De luxe " en prog ?, tu sais, c'est un objectif ! " (C’est là que c'est important).

- "Oui, mais tu sais, c'est trop jeune, les "De luxe", c'est pas ma couleur d'antenne, tu vois"

S'en suivaient des palabres sans fin sur la "couleur " de l'antenne, le bien fondé de la rentrée en programmation de notre disque et des autres objectifs de la maison.

L'attachée de presse donnait quelques disques au mec de la radio, du fond de catalogue en général, qu'il lui avait commandé sur le catalogue du label.

De toute façon, les Majors les abreuvaient jusqu'à plus soif de toutes les nouveautés du moment, donnant 50
Guesh Patty pour les auditeurs ,100 Gérard Blanc à faire gagner à l'antenne en espérant que les rotations allaient grimper de ce fait.

Ils se racontaient quelques histoires du Show biz parisien, qu'elle et le programmateur vilipendaient du fond de la province, on se faisait la bise, en promettant de s'appeler en attendant de voir ce que penseraient les auditeurs de "De luxe".

On se disait bien que si les ventes ne décollaient pas dans trois mois, on ne passerait plus le disque.

Une bise et l'attachée de presse allait faire la même chose chez le concurrent.

C'était réglé comme du papier à musique.

Il n'y avait pas de place pour les autres, ceux qui n'étaient pas "Objectif Promo", les radios surchargées de demandes n'étaient plus du tout "amateurs" et commençaient à imposer leur volonté aux maisons de disques.

Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

Trois mois après l'affaire, elle était partie.
Nous n'avions plus de ronds, devions changer d'appart car celui que nous occupions était trop cher, le disque n'existait plus, faute de groupe, et personne ne travaillait. Nous aimions régulièrement aller à Saint Malo ou travaillais ma mère mais cela devenait très difficile vu le coût prohibitif des billets pour nos pauvres économies de survie. Malgré tout, nous décidâmes de partir vers la Bretagne en stop pour passer quelques jours de vacances. Ma pauvre mère fut tellement apeurée de ne pas nous trouver à l'arrivée des trains qu'elle nous passa un savon tel qu'elle nous arracha, sans grand mal, que plus jamais nous ne referions cela . Elle nous assura que nous aurions toujours des sous, qu'elle nous en enverrait si nécessaire pour venir la voir.

En désespoir de cause, il fut entrepris de changer d'appartement et de louer une pièce aux Buttes Chaumont et tout notre attirail fut installé là.

D'un commun accord avec le Prod, il fut décidé que Marianna ferait partie du groupe et que nous allions changer de pochette. Apres tout, elle était la seule personne de confiance à ma disposition et avait, fort heureusement et par hasard mise sa voix sur une phrase du disque.

Pour soutirer quelques sous à la production en ces temps de disette, la pochette fut prise à la maison avec un appareil automatique, développée à la Fnac et vendue au prod comme étant prise par un copain dans un studio et qu'il fallait donner 3500 FF tout de suite.

Le ton raté du développement Fnac fut vendu comme un effet Sépia et tout le monde trouva les photos formidables.

Le nouveau groupe fut crée en un tour de main, les sous restaient chez nous (
Marianna avait récupéré le pourcentage sur les ventes d'Eric)  et tout allait pour le mieux.

Les 3500 balles ne nous ont pas permis de tenir très longtemps, pas plus que les deux avances demandées au producteur et il fut sérieusement envisagé de prendre un travail.

Surprise : Le disque apparut bientôt sur les pages dites "d'objectif".

Il valait mieux être dans cette liste là que n’ importe où ailleurs.

Etre "objectif" ne signifiait rien musicalement. Chez WEA, les "objectifs" (je répète, mais c'était vraiment très important d'être "objectif".) signifiaient que les attachés de presse allaient passer leur temps à parler de nous aux radios, essayant de convaincre les programmateurs de passer le disque.

Un bon moyen était l'échange standard.

-"Tu veux
Nu Shooz comme Dj de la semaine sur ton antenne ?"

Cela voulait dire qu'elle avait quelques jours de libre pour promener un groupe international qui était sûrement des gens comme nous et qui découvraient la joie de la promo mais à un niveau mondial car ils étaient  d'origine Anglo-saxonne.

les pauvres
Nu Shooz, tous droits arrivés de Dieu sais ou pour promotionner leur premier tube pendant quinze jours en France avant de repartir aux quatre coins du monde, auraient à faire:

des Jingles,

"Bonjour, nous sommes
Nu Shooz, vous écoutez Radio ????"

Des Interviews palpitantes:

"Alors les
Nu Shooz, pourquoi Nu shooz ?"

Des télés ou ils répèteraient la ritournelle qui les amenait là.

Le programmateur local était très content d'avoir une vedette dite "internationale"

-"Ben, ouais, ce serait cool"

- "tu me rentres les "De luxe " en prog ?, tu sais, c'est un objectif ! " (C’est là que c'est important).

- "Oui, mais tu sais, c'est trop jeune, les "De luxe", c'est pas ma couleur d'antenne, tu vois"

S'en suivaient des palabres sans fin sur la "couleur " de l'antenne, le bien fondé de la rentrée en programmation de notre disque et des autres objectifs de la maison.

L'attachée de presse donnait quelques disques au mec de la radio, du fond de catalogue en général, qu'il lui avait commandé sur le catalogue du label.

De toute façon, les Majors les abreuvaient jusqu'à plus soif de toutes les nouveautés du moment, donnant 50
Guesh Patty pour les auditeurs ,100 Gérard Blanc à faire gagner à l'antenne en espérant que les rotations allaient grimper de ce fait.

Ils se racontaient quelques histoires du Show biz parisien, qu'elle et le programmateur vilipendaient du fond de la province, on se faisait la bise, en promettant de s'appeler en attendant de voir ce que penseraient les auditeurs de "De luxe".

On se disait bien que si les ventes ne décollaient pas dans trois mois, on ne passerait plus le disque.

Une bise et l'attachée de presse allait faire la même chose chez le concurrent.

C'était réglé comme du papier à musique.

Il n'y avait pas de place pour les autres, ceux qui n'étaient pas "Objectif Promo", les radios surchargées de demandes n'étaient plus du tout "amateurs" et commençaient à imposer leur volonté aux maisons de disques.

Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

Nous n'avions plus de ronds, devions changer d'appart car celui que nous occupions était trop cher, le disque n'existait plus, faute de groupe, et personne ne travaillait. Nous aimions régulièrement aller à Saint Malo ou travaillais ma mère mais cela devenait très difficile vu le coût prohibitif des billets pour nos pauvres économies de survie. Malgré tout, nous décidâmes de partir vers la Bretagne en stop pour passer quelques jours de vacances. Ma pauvre mère fut tellement apeurée de ne pas nous trouver à l'arrivée des trains qu'elle nous passa un savon tel qu'elle nous arracha, sans grand mal, que plus jamais nous ne referions cela . Elle nous assura que nous aurions toujours des sous, qu'elle nous en enverrait si nécessaire pour venir la voir.
En désespoir de cause, il fut entrepris de changer d'appartement et de louer une pièce aux Buttes Chaumont et tout notre attirail fut installé là.

D'un commun accord avec le Prod, il fut décidé que Marianna ferait partie du groupe et que nous allions changer de pochette. Apres tout, elle était la seule personne de confiance à ma disposition et avait, fort heureusement et par hasard mise sa voix sur une phrase du disque.

Pour soutirer quelques sous à la production en ces temps de disette, la pochette fut prise à la maison avec un appareil automatique, développée à la Fnac et vendue au prod comme étant prise par un copain dans un studio et qu'il fallait donner 3500 FF tout de suite.

Le ton raté du développement Fnac fut vendu comme un effet Sépia et tout le monde trouva les photos formidables.

Le nouveau groupe fut crée en un tour de main, les sous restaient chez nous (
Marianna avait récupéré le pourcentage sur les ventes d'Eric)  et tout allait pour le mieux.

Les 3500 balles ne nous ont pas permis de tenir très longtemps, pas plus que les deux avances demandées au producteur et il fut sérieusement envisagé de prendre un travail.

Surprise : Le disque apparut bientôt sur les pages dites "d'objectif".

Il valait mieux être dans cette liste là que n’ importe où ailleurs.

Etre "objectif" ne signifiait rien musicalement. Chez WEA, les "objectifs" (je répète, mais c'était vraiment très important d'être "objectif".) signifiaient que les attachés de presse allaient passer leur temps à parler de nous aux radios, essayant de convaincre les programmateurs de passer le disque.

Un bon moyen était l'échange standard.

-"Tu veux
Nu Shooz comme Dj de la semaine sur ton antenne ?"

Cela voulait dire qu'elle avait quelques jours de libre pour promener un groupe international qui était sûrement des gens comme nous et qui découvraient la joie de la promo mais à un niveau mondial car ils étaient  d'origine Anglo-saxonne.

les pauvres
Nu Shooz, tous droits arrivés de Dieu sais ou pour promotionner leur premier tube pendant quinze jours en France avant de repartir aux quatre coins du monde, auraient à faire:

des Jingles,

"Bonjour, nous sommes
Nu Shooz, vous écoutez Radio ????"

Des Interviews palpitantes:

"Alors les
Nu Shooz, pourquoi Nu shooz ?"

Des télés ou ils répèteraient la ritournelle qui les amenait là.

Le programmateur local était très content d'avoir une vedette dite "internationale"

-"Ben, ouais, ce serait cool"

- "tu me rentres les "De luxe " en prog ?, tu sais, c'est un objectif ! " (C’est là que c'est important).

- "Oui, mais tu sais, c'est trop jeune, les "De luxe", c'est pas ma couleur d'antenne, tu vois"

S'en suivaient des palabres sans fin sur la "couleur " de l'antenne, le bien fondé de la rentrée en programmation de notre disque et des autres objectifs de la maison.

L'attachée de presse donnait quelques disques au mec de la radio, du fond de catalogue en général, qu'il lui avait commandé sur le catalogue du label.

De toute façon, les Majors les abreuvaient jusqu'à plus soif de toutes les nouveautés du moment, donnant 50
Guesh Patty pour les auditeurs ,100 Gérard Blanc à faire gagner à l'antenne en espérant que les rotations allaient grimper de ce fait.

Ils se racontaient quelques histoires du Show biz parisien, qu'elle et le programmateur vilipendaient du fond de la province, on se faisait la bise, en promettant de s'appeler en attendant de voir ce que penseraient les auditeurs de "De luxe".

On se disait bien que si les ventes ne décollaient pas dans trois mois, on ne passerait plus le disque.

Une bise et l'attachée de presse allait faire la même chose chez le concurrent.

C'était réglé comme du papier à musique.

Il n'y avait pas de place pour les autres, ceux qui n'étaient pas "Objectif Promo", les radios surchargées de demandes n'étaient plus du tout "amateurs" et commençaient à imposer leur volonté aux maisons de disques.

Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

En désespoir de cause, il fut entrepris de changer d'appartement et de louer une pièce aux Buttes Chaumont et tout notre attirail fut installé là.
D'un commun accord avec le Prod, il fut décidé que Marianna ferait partie du groupe et que nous allions changer de pochette. Apres tout, elle était la seule personne de confiance à ma disposition et avait, fort heureusement et par hasard mise sa voix sur une phrase du disque.

Pour soutirer quelques sous à la production en ces temps de disette, la pochette fut prise à la maison avec un appareil automatique, développée à la Fnac et vendue au prod comme étant prise par un copain dans un studio et qu'il fallait donner 3500 FF tout de suite.

Le ton raté du développement Fnac fut vendu comme un effet Sépia et tout le monde trouva les photos formidables.

Le nouveau groupe fut crée en un tour de main, les sous restaient chez nous (
Marianna avait récupéré le pourcentage sur les ventes d'Eric)  et tout allait pour le mieux.

Les 3500 balles ne nous ont pas permis de tenir très longtemps, pas plus que les deux avances demandées au producteur et il fut sérieusement envisagé de prendre un travail.

Surprise : Le disque apparut bientôt sur les pages dites "d'objectif".

Il valait mieux être dans cette liste là que n’ importe où ailleurs.

Etre "objectif" ne signifiait rien musicalement. Chez WEA, les "objectifs" (je répète, mais c'était vraiment très important d'être "objectif".) signifiaient que les attachés de presse allaient passer leur temps à parler de nous aux radios, essayant de convaincre les programmateurs de passer le disque.

Un bon moyen était l'échange standard.

-"Tu veux
Nu Shooz comme Dj de la semaine sur ton antenne ?"

Cela voulait dire qu'elle avait quelques jours de libre pour promener un groupe international qui était sûrement des gens comme nous et qui découvraient la joie de la promo mais à un niveau mondial car ils étaient  d'origine Anglo-saxonne.

les pauvres
Nu Shooz, tous droits arrivés de Dieu sais ou pour promotionner leur premier tube pendant quinze jours en France avant de repartir aux quatre coins du monde, auraient à faire:

des Jingles,

"Bonjour, nous sommes
Nu Shooz, vous écoutez Radio ????"

Des Interviews palpitantes:

"Alors les
Nu Shooz, pourquoi Nu shooz ?"

Des télés ou ils répèteraient la ritournelle qui les amenait là.

Le programmateur local était très content d'avoir une vedette dite "internationale"

-"Ben, ouais, ce serait cool"

- "tu me rentres les "De luxe " en prog ?, tu sais, c'est un objectif ! " (C’est là que c'est important).

- "Oui, mais tu sais, c'est trop jeune, les "De luxe", c'est pas ma couleur d'antenne, tu vois"

S'en suivaient des palabres sans fin sur la "couleur " de l'antenne, le bien fondé de la rentrée en programmation de notre disque et des autres objectifs de la maison.

L'attachée de presse donnait quelques disques au mec de la radio, du fond de catalogue en général, qu'il lui avait commandé sur le catalogue du label.

De toute façon, les Majors les abreuvaient jusqu'à plus soif de toutes les nouveautés du moment, donnant 50
Guesh Patty pour les auditeurs ,100 Gérard Blanc à faire gagner à l'antenne en espérant que les rotations allaient grimper de ce fait.

Ils se racontaient quelques histoires du Show biz parisien, qu'elle et le programmateur vilipendaient du fond de la province, on se faisait la bise, en promettant de s'appeler en attendant de voir ce que penseraient les auditeurs de "De luxe".

On se disait bien que si les ventes ne décollaient pas dans trois mois, on ne passerait plus le disque.

Une bise et l'attachée de presse allait faire la même chose chez le concurrent.

C'était réglé comme du papier à musique.

Il n'y avait pas de place pour les autres, ceux qui n'étaient pas "Objectif Promo", les radios surchargées de demandes n'étaient plus du tout "amateurs" et commençaient à imposer leur volonté aux maisons de disques.

Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

D'un commun accord avec le Prod, il fut décidé que Marianna ferait partie du groupe et que nous allions changer de pochette. Apres tout, elle était la seule personne de confiance à ma disposition et avait, fort heureusement et par hasard mise sa voix sur une phrase du disque.
Pour soutirer quelques sous à la production en ces temps de disette, la pochette fut prise à la maison avec un appareil automatique, développée à la Fnac et vendue au prod comme étant prise par un copain dans un studio et qu'il fallait donner 3500 FF tout de suite.

Le ton raté du développement Fnac fut vendu comme un effet Sépia et tout le monde trouva les photos formidables.

Le nouveau groupe fut crée en un tour de main, les sous restaient chez nous (
Marianna avait récupéré le pourcentage sur les ventes d'Eric)  et tout allait pour le mieux.

Les 3500 balles ne nous ont pas permis de tenir très longtemps, pas plus que les deux avances demandées au producteur et il fut sérieusement envisagé de prendre un travail.

Surprise : Le disque apparut bientôt sur les pages dites "d'objectif".

Il valait mieux être dans cette liste là que n’ importe où ailleurs.

Etre "objectif" ne signifiait rien musicalement. Chez WEA, les "objectifs" (je répète, mais c'était vraiment très important d'être "objectif".) signifiaient que les attachés de presse allaient passer leur temps à parler de nous aux radios, essayant de convaincre les programmateurs de passer le disque.

Un bon moyen était l'échange standard.

-"Tu veux
Nu Shooz comme Dj de la semaine sur ton antenne ?"

Cela voulait dire qu'elle avait quelques jours de libre pour promener un groupe international qui était sûrement des gens comme nous et qui découvraient la joie de la promo mais à un niveau mondial car ils étaient  d'origine Anglo-saxonne.

les pauvres
Nu Shooz, tous droits arrivés de Dieu sais ou pour promotionner leur premier tube pendant quinze jours en France avant de repartir aux quatre coins du monde, auraient à faire:

des Jingles,

"Bonjour, nous sommes
Nu Shooz, vous écoutez Radio ????"

Des Interviews palpitantes:

"Alors les
Nu Shooz, pourquoi Nu shooz ?"

Des télés ou ils répèteraient la ritournelle qui les amenait là.

Le programmateur local était très content d'avoir une vedette dite "internationale"

-"Ben, ouais, ce serait cool"

- "tu me rentres les "De luxe " en prog ?, tu sais, c'est un objectif ! " (C’est là que c'est important).

- "Oui, mais tu sais, c'est trop jeune, les "De luxe", c'est pas ma couleur d'antenne, tu vois"

S'en suivaient des palabres sans fin sur la "couleur " de l'antenne, le bien fondé de la rentrée en programmation de notre disque et des autres objectifs de la maison.

L'attachée de presse donnait quelques disques au mec de la radio, du fond de catalogue en général, qu'il lui avait commandé sur le catalogue du label.

De toute façon, les Majors les abreuvaient jusqu'à plus soif de toutes les nouveautés du moment, donnant 50
Guesh Patty pour les auditeurs ,100 Gérard Blanc à faire gagner à l'antenne en espérant que les rotations allaient grimper de ce fait.

Ils se racontaient quelques histoires du Show biz parisien, qu'elle et le programmateur vilipendaient du fond de la province, on se faisait la bise, en promettant de s'appeler en attendant de voir ce que penseraient les auditeurs de "De luxe".

On se disait bien que si les ventes ne décollaient pas dans trois mois, on ne passerait plus le disque.

Une bise et l'attachée de presse allait faire la même chose chez le concurrent.

C'était réglé comme du papier à musique.

Il n'y avait pas de place pour les autres, ceux qui n'étaient pas "Objectif Promo", les radios surchargées de demandes n'étaient plus du tout "amateurs" et commençaient à imposer leur volonté aux maisons de disques.

Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

Pour soutirer quelques sous à la production en ces temps de disette, la pochette fut prise à la maison avec un appareil automatique, développée à la Fnac et vendue au prod comme étant prise par un copain dans un studio et qu'il fallait donner 3500 FF tout de suite.
Le ton raté du développement Fnac fut vendu comme un effet Sépia et tout le monde trouva les photos formidables.

Le nouveau groupe fut crée en un tour de main, les sous restaient chez nous (
Marianna avait récupéré le pourcentage sur les ventes d'Eric)  et tout allait pour le mieux.

Les 3500 balles ne nous ont pas permis de tenir très longtemps, pas plus que les deux avances demandées au producteur et il fut sérieusement envisagé de prendre un travail.

Surprise : Le disque apparut bientôt sur les pages dites "d'objectif".

Il valait mieux être dans cette liste là que n’ importe où ailleurs.

Etre "objectif" ne signifiait rien musicalement. Chez WEA, les "objectifs" (je répète, mais c'était vraiment très important d'être "objectif".) signifiaient que les attachés de presse allaient passer leur temps à parler de nous aux radios, essayant de convaincre les programmateurs de passer le disque.

Un bon moyen était l'échange standard.

-"Tu veux
Nu Shooz comme Dj de la semaine sur ton antenne ?"

Cela voulait dire qu'elle avait quelques jours de libre pour promener un groupe international qui était sûrement des gens comme nous et qui découvraient la joie de la promo mais à un niveau mondial car ils étaient  d'origine Anglo-saxonne.

les pauvres
Nu Shooz, tous droits arrivés de Dieu sais ou pour promotionner leur premier tube pendant quinze jours en France avant de repartir aux quatre coins du monde, auraient à faire:

des Jingles,

"Bonjour, nous sommes
Nu Shooz, vous écoutez Radio ????"

Des Interviews palpitantes:

"Alors les
Nu Shooz, pourquoi Nu shooz ?"

Des télés ou ils répèteraient la ritournelle qui les amenait là.

Le programmateur local était très content d'avoir une vedette dite "internationale"

-"Ben, ouais, ce serait cool"

- "tu me rentres les "De luxe " en prog ?, tu sais, c'est un objectif ! " (C’est là que c'est important).

- "Oui, mais tu sais, c'est trop jeune, les "De luxe", c'est pas ma couleur d'antenne, tu vois"

S'en suivaient des palabres sans fin sur la "couleur " de l'antenne, le bien fondé de la rentrée en programmation de notre disque et des autres objectifs de la maison.

L'attachée de presse donnait quelques disques au mec de la radio, du fond de catalogue en général, qu'il lui avait commandé sur le catalogue du label.

De toute façon, les Majors les abreuvaient jusqu'à plus soif de toutes les nouveautés du moment, donnant 50
Guesh Patty pour les auditeurs ,100 Gérard Blanc à faire gagner à l'antenne en espérant que les rotations allaient grimper de ce fait.

Ils se racontaient quelques histoires du Show biz parisien, qu'elle et le programmateur vilipendaient du fond de la province, on se faisait la bise, en promettant de s'appeler en attendant de voir ce que penseraient les auditeurs de "De luxe".

On se disait bien que si les ventes ne décollaient pas dans trois mois, on ne passerait plus le disque.

Une bise et l'attachée de presse allait faire la même chose chez le concurrent.

C'était réglé comme du papier à musique.

Il n'y avait pas de place pour les autres, ceux qui n'étaient pas "Objectif Promo", les radios surchargées de demandes n'étaient plus du tout "amateurs" et commençaient à imposer leur volonté aux maisons de disques.

Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

Le ton raté du développement Fnac fut vendu comme un effet Sépia et tout le monde trouva les photos formidables.
Le nouveau groupe fut crée en un tour de main, les sous restaient chez nous (
Marianna avait récupéré le pourcentage sur les ventes d'Eric)  et tout allait pour le mieux.

Les 3500 balles ne nous ont pas permis de tenir très longtemps, pas plus que les deux avances demandées au producteur et il fut sérieusement envisagé de prendre un travail.

Surprise : Le disque apparut bientôt sur les pages dites "d'objectif".

Il valait mieux être dans cette liste là que n’ importe où ailleurs.

Etre "objectif" ne signifiait rien musicalement. Chez WEA, les "objectifs" (je répète, mais c'était vraiment très important d'être "objectif".) signifiaient que les attachés de presse allaient passer leur temps à parler de nous aux radios, essayant de convaincre les programmateurs de passer le disque.

Un bon moyen était l'échange standard.

-"Tu veux
Nu Shooz comme Dj de la semaine sur ton antenne ?"

Cela voulait dire qu'elle avait quelques jours de libre pour promener un groupe international qui était sûrement des gens comme nous et qui découvraient la joie de la promo mais à un niveau mondial car ils étaient  d'origine Anglo-saxonne.

les pauvres
Nu Shooz, tous droits arrivés de Dieu sais ou pour promotionner leur premier tube pendant quinze jours en France avant de repartir aux quatre coins du monde, auraient à faire:

des Jingles,

"Bonjour, nous sommes
Nu Shooz, vous écoutez Radio ????"

Des Interviews palpitantes:

"Alors les
Nu Shooz, pourquoi Nu shooz ?"

Des télés ou ils répèteraient la ritournelle qui les amenait là.

Le programmateur local était très content d'avoir une vedette dite "internationale"

-"Ben, ouais, ce serait cool"

- "tu me rentres les "De luxe " en prog ?, tu sais, c'est un objectif ! " (C’est là que c'est important).

- "Oui, mais tu sais, c'est trop jeune, les "De luxe", c'est pas ma couleur d'antenne, tu vois"

S'en suivaient des palabres sans fin sur la "couleur " de l'antenne, le bien fondé de la rentrée en programmation de notre disque et des autres objectifs de la maison.

L'attachée de presse donnait quelques disques au mec de la radio, du fond de catalogue en général, qu'il lui avait commandé sur le catalogue du label.

De toute façon, les Majors les abreuvaient jusqu'à plus soif de toutes les nouveautés du moment, donnant 50
Guesh Patty pour les auditeurs ,100 Gérard Blanc à faire gagner à l'antenne en espérant que les rotations allaient grimper de ce fait.

Ils se racontaient quelques histoires du Show biz parisien, qu'elle et le programmateur vilipendaient du fond de la province, on se faisait la bise, en promettant de s'appeler en attendant de voir ce que penseraient les auditeurs de "De luxe".

On se disait bien que si les ventes ne décollaient pas dans trois mois, on ne passerait plus le disque.

Une bise et l'attachée de presse allait faire la même chose chez le concurrent.

C'était réglé comme du papier à musique.

Il n'y avait pas de place pour les autres, ceux qui n'étaient pas "Objectif Promo", les radios surchargées de demandes n'étaient plus du tout "amateurs" et commençaient à imposer leur volonté aux maisons de disques.

Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

Le nouveau groupe fut crée en un tour de main, les sous restaient chez nous (Marianna avait récupéré le pourcentage sur les ventes d'Eric)  et tout allait pour le mieux.

Les 3500 balles ne nous ont pas permis de tenir très longtemps, pas plus que les deux avances demandées au producteur et il fut sérieusement envisagé de prendre un travail.

Surprise : Le disque apparut bientôt sur les pages dites "d'objectif".

Il valait mieux être dans cette liste là que n’ importe où ailleurs.

Etre "objectif" ne signifiait rien musicalement. Chez WEA, les "objectifs" (je répète, mais c'était vraiment très important d'être "objectif".) signifiaient que les attachés de presse allaient passer leur temps à parler de nous aux radios, essayant de convaincre les programmateurs de passer le disque.

Un bon moyen était l'échange standard.

-"Tu veux

Les 3500 balles ne nous ont pas permis de tenir très longtemps, pas plus que les deux avances demandées au producteur et il fut sérieusement envisagé de prendre un travail.

Surprise : Le disque apparut bientôt sur les pages dites "d'objectif".

Il valait mieux être dans cette liste là que n’ importe où ailleurs.

Etre "objectif" ne signifiait rien musicalement. Chez WEA, les "objectifs" (je répète, mais c'était vraiment très important d'être "objectif".) signifiaient que les attachés de presse allaient passer leur temps à parler de nous aux radios, essayant de convaincre les programmateurs de passer le disque.

Un bon moyen était l'échange standard.

-"Tu veux
Nu Shooz comme Dj de la semaine sur ton antenne ?"

Cela voulait dire qu'elle avait quelques jours de libre pour promener un groupe international qui était sûrement des gens comme nous et qui découvraient la joie de la promo mais à un niveau mondial car ils étaient  d'origine Anglo-saxonne.

les pauvres
Nu Shooz, tous droits arrivés de Dieu sais ou pour promotionner leur premier tube pendant quinze jours en France avant de repartir aux quatre coins du monde, auraient à faire:

des Jingles,

"Bonjour, nous sommes
Nu Shooz, vous écoutez Radio ????"

Des Interviews palpitantes:

"Alors les
Nu Shooz, pourquoi Nu shooz ?"

Des télés ou ils répèteraient la ritournelle qui les amenait là.

Le programmateur local était très content d'avoir une vedette dite "internationale"

-"Ben, ouais, ce serait cool"

- "tu me rentres les "De luxe " en prog ?, tu sais, c'est un objectif ! " (C’est là que c'est important).

- "Oui, mais tu sais, c'est trop jeune, les "De luxe", c'est pas ma couleur d'antenne, tu vois"

S'en suivaient des palabres sans fin sur la "couleur " de l'antenne, le bien fondé de la rentrée en programmation de notre disque et des autres objectifs de la maison.

L'attachée de presse donnait quelques disques au mec de la radio, du fond de catalogue en général, qu'il lui avait commandé sur le catalogue du label.

De toute façon, les Majors les abreuvaient jusqu'à plus soif de toutes les nouveautés du moment, donnant 50
Guesh Patty pour les auditeurs ,100 Gérard Blanc à faire gagner à l'antenne en espérant que les rotations allaient grimper de ce fait.

Ils se racontaient quelques histoires du Show biz parisien, qu'elle et le programmateur vilipendaient du fond de la province, on se faisait la bise, en promettant de s'appeler en attendant de voir ce que penseraient les auditeurs de "De luxe".

On se disait bien que si les ventes ne décollaient pas dans trois mois, on ne passerait plus le disque.

Une bise et l'attachée de presse allait faire la même chose chez le concurrent.

C'était réglé comme du papier à musique.

Il n'y avait pas de place pour les autres, ceux qui n'étaient pas "Objectif Promo", les radios surchargées de demandes n'étaient plus du tout "amateurs" et commençaient à imposer leur volonté aux maisons de disques.

Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

Les 3500 balles ne nous ont pas permis de tenir très longtemps, pas plus que les deux avances demandées au producteur et il fut sérieusement envisagé de prendre un travail.
Surprise : Le disque apparut bientôt sur les pages dites "d'objectif".

Il valait mieux être dans cette liste là que n’ importe où ailleurs.

Etre "objectif" ne signifiait rien musicalement. Chez WEA, les "objectifs" (je répète, mais c'était vraiment très important d'être "objectif".) signifiaient que les attachés de presse allaient passer leur temps à parler de nous aux radios, essayant de convaincre les programmateurs de passer le disque.

Un bon moyen était l'échange standard.

-"Tu veux
Nu Shooz comme Dj de la semaine sur ton antenne ?"

Cela voulait dire qu'elle avait quelques jours de libre pour promener un groupe international qui était sûrement des gens comme nous et qui découvraient la joie de la promo mais à un niveau mondial car ils étaient  d'origine Anglo-saxonne.

les pauvres
Nu Shooz, tous droits arrivés de Dieu sais ou pour promotionner leur premier tube pendant quinze jours en France avant de repartir aux quatre coins du monde, auraient à faire:

des Jingles,

"Bonjour, nous sommes
Nu Shooz, vous écoutez Radio ????"

Des Interviews palpitantes:

"Alors les
Nu Shooz, pourquoi Nu shooz ?"

Des télés ou ils répèteraient la ritournelle qui les amenait là.

Le programmateur local était très content d'avoir une vedette dite "internationale"

-"Ben, ouais, ce serait cool"

- "tu me rentres les "De luxe " en prog ?, tu sais, c'est un objectif ! " (C’est là que c'est important).

- "Oui, mais tu sais, c'est trop jeune, les "De luxe", c'est pas ma couleur d'antenne, tu vois"

S'en suivaient des palabres sans fin sur la "couleur " de l'antenne, le bien fondé de la rentrée en programmation de notre disque et des autres objectifs de la maison.

L'attachée de presse donnait quelques disques au mec de la radio, du fond de catalogue en général, qu'il lui avait commandé sur le catalogue du label.

De toute façon, les Majors les abreuvaient jusqu'à plus soif de toutes les nouveautés du moment, donnant 50
Guesh Patty pour les auditeurs ,100 Gérard Blanc à faire gagner à l'antenne en espérant que les rotations allaient grimper de ce fait.

Ils se racontaient quelques histoires du Show biz parisien, qu'elle et le programmateur vilipendaient du fond de la province, on se faisait la bise, en promettant de s'appeler en attendant de voir ce que penseraient les auditeurs de "De luxe".

On se disait bien que si les ventes ne décollaient pas dans trois mois, on ne passerait plus le disque.

Une bise et l'attachée de presse allait faire la même chose chez le concurrent.

C'était réglé comme du papier à musique.

Il n'y avait pas de place pour les autres, ceux qui n'étaient pas "Objectif Promo", les radios surchargées de demandes n'étaient plus du tout "amateurs" et commençaient à imposer leur volonté aux maisons de disques.

Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

Surprise : Le disque apparut bientôt sur les pages dites "d'objectif".
Il valait mieux être dans cette liste là que n’ importe où ailleurs.

Etre "objectif" ne signifiait rien musicalement. Chez WEA, les "objectifs" (je répète, mais c'était vraiment très important d'être "objectif".) signifiaient que les attachés de presse allaient passer leur temps à parler de nous aux radios, essayant de convaincre les programmateurs de passer le disque.

Un bon moyen était l'échange standard.

-"Tu veux
Nu Shooz comme Dj de la semaine sur ton antenne ?"

Cela voulait dire qu'elle avait quelques jours de libre pour promener un groupe international qui était sûrement des gens comme nous et qui découvraient la joie de la promo mais à un niveau mondial car ils étaient  d'origine Anglo-saxonne.

les pauvres
Nu Shooz, tous droits arrivés de Dieu sais ou pour promotionner leur premier tube pendant quinze jours en France avant de repartir aux quatre coins du monde, auraient à faire:

des Jingles,

"Bonjour, nous sommes
Nu Shooz, vous écoutez Radio ????"

Des Interviews palpitantes:

"Alors les
Nu Shooz, pourquoi Nu shooz ?"

Des télés ou ils répèteraient la ritournelle qui les amenait là.

Le programmateur local était très content d'avoir une vedette dite "internationale"

-"Ben, ouais, ce serait cool"

- "tu me rentres les "De luxe " en prog ?, tu sais, c'est un objectif ! " (C’est là que c'est important).

- "Oui, mais tu sais, c'est trop jeune, les "De luxe", c'est pas ma couleur d'antenne, tu vois"

S'en suivaient des palabres sans fin sur la "couleur " de l'antenne, le bien fondé de la rentrée en programmation de notre disque et des autres objectifs de la maison.

L'attachée de presse donnait quelques disques au mec de la radio, du fond de catalogue en général, qu'il lui avait commandé sur le catalogue du label.

De toute façon, les Majors les abreuvaient jusqu'à plus soif de toutes les nouveautés du moment, donnant 50
Guesh Patty pour les auditeurs ,100 Gérard Blanc à faire gagner à l'antenne en espérant que les rotations allaient grimper de ce fait.

Ils se racontaient quelques histoires du Show biz parisien, qu'elle et le programmateur vilipendaient du fond de la province, on se faisait la bise, en promettant de s'appeler en attendant de voir ce que penseraient les auditeurs de "De luxe".

On se disait bien que si les ventes ne décollaient pas dans trois mois, on ne passerait plus le disque.

Une bise et l'attachée de presse allait faire la même chose chez le concurrent.

C'était réglé comme du papier à musique.

Il n'y avait pas de place pour les autres, ceux qui n'étaient pas "Objectif Promo", les radios surchargées de demandes n'étaient plus du tout "amateurs" et commençaient à imposer leur volonté aux maisons de disques.

Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

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Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

Il valait mieux être dans cette liste là que n’ importe où ailleurs.
Etre "objectif" ne signifiait rien musicalement. Chez WEA, les "objectifs" (je répète, mais c'était vraiment très important d'être "objectif".) signifiaient que les attachés de presse allaient passer leur temps à parler de nous aux radios, essayant de convaincre les programmateurs de passer le disque.

Un bon moyen était l'échange standard.

-"Tu veux
Nu Shooz comme Dj de la semaine sur ton antenne ?"

Cela voulait dire qu'elle avait quelques jours de libre pour promener un groupe international qui était sûrement des gens comme nous et qui découvraient la joie de la promo mais à un niveau mondial car ils étaient  d'origine Anglo-saxonne.

les pauvres
Nu Shooz, tous droits arrivés de Dieu sais ou pour promotionner leur premier tube pendant quinze jours en France avant de repartir aux quatre coins du monde, auraient à faire:

des Jingles,

"Bonjour, nous sommes
Nu Shooz, vous écoutez Radio ????"

Des Interviews palpitantes:

"Alors les
Nu Shooz, pourquoi Nu shooz ?"

Des télés ou ils répèteraient la ritournelle qui les amenait là.

Le programmateur local était très content d'avoir une vedette dite "internationale"

-"Ben, ouais, ce serait cool"

- "tu me rentres les "De luxe " en prog ?, tu sais, c'est un objectif ! " (C’est là que c'est important).

- "Oui, mais tu sais, c'est trop jeune, les "De luxe", c'est pas ma couleur d'antenne, tu vois"

S'en suivaient des palabres sans fin sur la "couleur " de l'antenne, le bien fondé de la rentrée en programmation de notre disque et des autres objectifs de la maison.

L'attachée de presse donnait quelques disques au mec de la radio, du fond de catalogue en général, qu'il lui avait commandé sur le catalogue du label.

De toute façon, les Majors les abreuvaient jusqu'à plus soif de toutes les nouveautés du moment, donnant 50
Guesh Patty pour les auditeurs ,100 Gérard Blanc à faire gagner à l'antenne en espérant que les rotations allaient grimper de ce fait.

Ils se racontaient quelques histoires du Show biz parisien, qu'elle et le programmateur vilipendaient du fond de la province, on se faisait la bise, en promettant de s'appeler en attendant de voir ce que penseraient les auditeurs de "De luxe".

On se disait bien que si les ventes ne décollaient pas dans trois mois, on ne passerait plus le disque.

Une bise et l'attachée de presse allait faire la même chose chez le concurrent.

C'était réglé comme du papier à musique.

Il n'y avait pas de place pour les autres, ceux qui n'étaient pas "Objectif Promo", les radios surchargées de demandes n'étaient plus du tout "amateurs" et commençaient à imposer leur volonté aux maisons de disques.

Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

Etre "objectif" ne signifiait rien musicalement. Chez WEA, les "objectifs" (je répète, mais c'était vraiment très important d'être "objectif".) signifiaient que les attachés de presse allaient passer leur temps à parler de nous aux radios, essayant de convaincre les programmateurs de passer le disque.
Un bon moyen était l'échange standard.

-"Tu veux
Nu Shooz comme Dj de la semaine sur ton antenne ?"

Cela voulait dire qu'elle avait quelques jours de libre pour promener un groupe international qui était sûrement des gens comme nous et qui découvraient la joie de la promo mais à un niveau mondial car ils étaient  d'origine Anglo-saxonne.

les pauvres
Nu Shooz, tous droits arrivés de Dieu sais ou pour promotionner leur premier tube pendant quinze jours en France avant de repartir aux quatre coins du monde, auraient à faire:

des Jingles,

"Bonjour, nous sommes
Nu Shooz, vous écoutez Radio ????"

Des Interviews palpitantes:

"Alors les
Nu Shooz, pourquoi Nu shooz ?"

Des télés ou ils répèteraient la ritournelle qui les amenait là.

Le programmateur local était très content d'avoir une vedette dite "internationale"

-"Ben, ouais, ce serait cool"

- "tu me rentres les "De luxe " en prog ?, tu sais, c'est un objectif ! " (C’est là que c'est important).

- "Oui, mais tu sais, c'est trop jeune, les "De luxe", c'est pas ma couleur d'antenne, tu vois"

S'en suivaient des palabres sans fin sur la "couleur " de l'antenne, le bien fondé de la rentrée en programmation de notre disque et des autres objectifs de la maison.

L'attachée de presse donnait quelques disques au mec de la radio, du fond de catalogue en général, qu'il lui avait commandé sur le catalogue du label.

De toute façon, les Majors les abreuvaient jusqu'à plus soif de toutes les nouveautés du moment, donnant 50
Guesh Patty pour les auditeurs ,100 Gérard Blanc à faire gagner à l'antenne en espérant que les rotations allaient grimper de ce fait.

Ils se racontaient quelques histoires du Show biz parisien, qu'elle et le programmateur vilipendaient du fond de la province, on se faisait la bise, en promettant de s'appeler en attendant de voir ce que penseraient les auditeurs de "De luxe".

On se disait bien que si les ventes ne décollaient pas dans trois mois, on ne passerait plus le disque.

Une bise et l'attachée de presse allait faire la même chose chez le concurrent.

C'était réglé comme du papier à musique.

Il n'y avait pas de place pour les autres, ceux qui n'étaient pas "Objectif Promo", les radios surchargées de demandes n'étaient plus du tout "amateurs" et commençaient à imposer leur volonté aux maisons de disques.

Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

Un bon moyen était l'échange standard.
-"Tu veux
Nu Shooz comme Dj de la semaine sur ton antenne ?"

Cela voulait dire qu'elle avait quelques jours de libre pour promener un groupe international qui était sûrement des gens comme nous et qui découvraient la joie de la promo mais à un niveau mondial car ils étaient  d'origine Anglo-saxonne.

les pauvres
Nu Shooz, tous droits arrivés de Dieu sais ou pour promotionner leur premier tube pendant quinze jours en France avant de repartir aux quatre coins du monde, auraient à faire:

des Jingles,

"Bonjour, nous sommes
Nu Shooz, vous écoutez Radio ????"

Des Interviews palpitantes:

"Alors les
Nu Shooz, pourquoi Nu shooz ?"

Des télés ou ils répèteraient la ritournelle qui les amenait là.

Le programmateur local était très content d'avoir une vedette dite "internationale"

-"Ben, ouais, ce serait cool"

- "tu me rentres les "De luxe " en prog ?, tu sais, c'est un objectif ! " (C’est là que c'est important).

- "Oui, mais tu sais, c'est trop jeune, les "De luxe", c'est pas ma couleur d'antenne, tu vois"

S'en suivaient des palabres sans fin sur la "couleur " de l'antenne, le bien fondé de la rentrée en programmation de notre disque et des autres objectifs de la maison.

L'attachée de presse donnait quelques disques au mec de la radio, du fond de catalogue en général, qu'il lui avait commandé sur le catalogue du label.

De toute façon, les Majors les abreuvaient jusqu'à plus soif de toutes les nouveautés du moment, donnant 50
Guesh Patty pour les auditeurs ,100 Gérard Blanc à faire gagner à l'antenne en espérant que les rotations allaient grimper de ce fait.

Ils se racontaient quelques histoires du Show biz parisien, qu'elle et le programmateur vilipendaient du fond de la province, on se faisait la bise, en promettant de s'appeler en attendant de voir ce que penseraient les auditeurs de "De luxe".

On se disait bien que si les ventes ne décollaient pas dans trois mois, on ne passerait plus le disque.

Une bise et l'attachée de presse allait faire la même chose chez le concurrent.

C'était réglé comme du papier à musique.

Il n'y avait pas de place pour les autres, ceux qui n'étaient pas "Objectif Promo", les radios surchargées de demandes n'étaient plus du tout "amateurs" et commençaient à imposer leur volonté aux maisons de disques.

Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

-"Tu veux Nu Shooz comme Dj de la semaine sur ton antenne ?"

Cela voulait dire qu'elle avait quelques jours de libre pour promener un groupe international qui était sûrement des gens comme nous et qui découvraient la joie de la promo mais à un niveau mondial car ils étaient  d'origine Anglo-saxonne.

les pauvres

Cela voulait dire qu'elle avait quelques jours de libre pour promener un groupe international qui était sûrement des gens comme nous et qui découvraient la joie de la promo mais à un niveau mondial car ils étaient  d'origine Anglo-saxonne.

les pauvres
Nu Shooz, tous droits arrivés de Dieu sais ou pour promotionner leur premier tube pendant quinze jours en France avant de repartir aux quatre coins du monde, auraient à faire:

des Jingles,

"Bonjour, nous sommes
Nu Shooz, vous écoutez Radio ????"

Des Interviews palpitantes:

"Alors les
Nu Shooz, pourquoi Nu shooz ?"

Des télés ou ils répèteraient la ritournelle qui les amenait là.

Le programmateur local était très content d'avoir une vedette dite "internationale"

-"Ben, ouais, ce serait cool"

- "tu me rentres les "De luxe " en prog ?, tu sais, c'est un objectif ! " (C’est là que c'est important).

- "Oui, mais tu sais, c'est trop jeune, les "De luxe", c'est pas ma couleur d'antenne, tu vois"

S'en suivaient des palabres sans fin sur la "couleur " de l'antenne, le bien fondé de la rentrée en programmation de notre disque et des autres objectifs de la maison.

L'attachée de presse donnait quelques disques au mec de la radio, du fond de catalogue en général, qu'il lui avait commandé sur le catalogue du label.

De toute façon, les Majors les abreuvaient jusqu'à plus soif de toutes les nouveautés du moment, donnant 50
Guesh Patty pour les auditeurs ,100 Gérard Blanc à faire gagner à l'antenne en espérant que les rotations allaient grimper de ce fait.

Ils se racontaient quelques histoires du Show biz parisien, qu'elle et le programmateur vilipendaient du fond de la province, on se faisait la bise, en promettant de s'appeler en attendant de voir ce que penseraient les auditeurs de "De luxe".

On se disait bien que si les ventes ne décollaient pas dans trois mois, on ne passerait plus le disque.

Une bise et l'attachée de presse allait faire la même chose chez le concurrent.

C'était réglé comme du papier à musique.

Il n'y avait pas de place pour les autres, ceux qui n'étaient pas "Objectif Promo", les radios surchargées de demandes n'étaient plus du tout "amateurs" et commençaient à imposer leur volonté aux maisons de disques.

Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

Cela voulait dire qu'elle avait quelques jours de libre pour promener un groupe international qui était sûrement des gens comme nous et qui découvraient la joie de la promo mais à un niveau mondial car ils étaient  d'origine Anglo-saxonne.
les pauvres
Nu Shooz, tous droits arrivés de Dieu sais ou pour promotionner leur premier tube pendant quinze jours en France avant de repartir aux quatre coins du monde, auraient à faire:

des Jingles,

"Bonjour, nous sommes
Nu Shooz, vous écoutez Radio ????"

Des Interviews palpitantes:

"Alors les
Nu Shooz, pourquoi Nu shooz ?"

Des télés ou ils répèteraient la ritournelle qui les amenait là.

Le programmateur local était très content d'avoir une vedette dite "internationale"

-"Ben, ouais, ce serait cool"

- "tu me rentres les "De luxe " en prog ?, tu sais, c'est un objectif ! " (C’est là que c'est important).

- "Oui, mais tu sais, c'est trop jeune, les "De luxe", c'est pas ma couleur d'antenne, tu vois"

S'en suivaient des palabres sans fin sur la "couleur " de l'antenne, le bien fondé de la rentrée en programmation de notre disque et des autres objectifs de la maison.

L'attachée de presse donnait quelques disques au mec de la radio, du fond de catalogue en général, qu'il lui avait commandé sur le catalogue du label.

De toute façon, les Majors les abreuvaient jusqu'à plus soif de toutes les nouveautés du moment, donnant 50
Guesh Patty pour les auditeurs ,100 Gérard Blanc à faire gagner à l'antenne en espérant que les rotations allaient grimper de ce fait.

Ils se racontaient quelques histoires du Show biz parisien, qu'elle et le programmateur vilipendaient du fond de la province, on se faisait la bise, en promettant de s'appeler en attendant de voir ce que penseraient les auditeurs de "De luxe".

On se disait bien que si les ventes ne décollaient pas dans trois mois, on ne passerait plus le disque.

Une bise et l'attachée de presse allait faire la même chose chez le concurrent.

C'était réglé comme du papier à musique.

Il n'y avait pas de place pour les autres, ceux qui n'étaient pas "Objectif Promo", les radios surchargées de demandes n'étaient plus du tout "amateurs" et commençaient à imposer leur volonté aux maisons de disques.

Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

les pauvres Nu Shooz, tous droits arrivés de Dieu sais ou pour promotionner leur premier tube pendant quinze jours en France avant de repartir aux quatre coins du monde, auraient à faire:

des Jingles,

"Bonjour, nous sommes

des Jingles,

"Bonjour, nous sommes
Nu Shooz, vous écoutez Radio ????"

Des Interviews palpitantes:

"Alors les
Nu Shooz, pourquoi Nu shooz ?"

Des télés ou ils répèteraient la ritournelle qui les amenait là.

Le programmateur local était très content d'avoir une vedette dite "internationale"

-"Ben, ouais, ce serait cool"

- "tu me rentres les "De luxe " en prog ?, tu sais, c'est un objectif ! " (C’est là que c'est important).

- "Oui, mais tu sais, c'est trop jeune, les "De luxe", c'est pas ma couleur d'antenne, tu vois"

S'en suivaient des palabres sans fin sur la "couleur " de l'antenne, le bien fondé de la rentrée en programmation de notre disque et des autres objectifs de la maison.

L'attachée de presse donnait quelques disques au mec de la radio, du fond de catalogue en général, qu'il lui avait commandé sur le catalogue du label.

De toute façon, les Majors les abreuvaient jusqu'à plus soif de toutes les nouveautés du moment, donnant 50
Guesh Patty pour les auditeurs ,100 Gérard Blanc à faire gagner à l'antenne en espérant que les rotations allaient grimper de ce fait.

Ils se racontaient quelques histoires du Show biz parisien, qu'elle et le programmateur vilipendaient du fond de la province, on se faisait la bise, en promettant de s'appeler en attendant de voir ce que penseraient les auditeurs de "De luxe".

On se disait bien que si les ventes ne décollaient pas dans trois mois, on ne passerait plus le disque.

Une bise et l'attachée de presse allait faire la même chose chez le concurrent.

C'était réglé comme du papier à musique.

Il n'y avait pas de place pour les autres, ceux qui n'étaient pas "Objectif Promo", les radios surchargées de demandes n'étaient plus du tout "amateurs" et commençaient à imposer leur volonté aux maisons de disques.

Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

des Jingles,
"Bonjour, nous sommes
Nu Shooz, vous écoutez Radio ????"

Des Interviews palpitantes:

"Alors les
Nu Shooz, pourquoi Nu shooz ?"

Des télés ou ils répèteraient la ritournelle qui les amenait là.

Le programmateur local était très content d'avoir une vedette dite "internationale"

-"Ben, ouais, ce serait cool"

- "tu me rentres les "De luxe " en prog ?, tu sais, c'est un objectif ! " (C’est là que c'est important).

- "Oui, mais tu sais, c'est trop jeune, les "De luxe", c'est pas ma couleur d'antenne, tu vois"

S'en suivaient des palabres sans fin sur la "couleur " de l'antenne, le bien fondé de la rentrée en programmation de notre disque et des autres objectifs de la maison.

L'attachée de presse donnait quelques disques au mec de la radio, du fond de catalogue en général, qu'il lui avait commandé sur le catalogue du label.

De toute façon, les Majors les abreuvaient jusqu'à plus soif de toutes les nouveautés du moment, donnant 50
Guesh Patty pour les auditeurs ,100 Gérard Blanc à faire gagner à l'antenne en espérant que les rotations allaient grimper de ce fait.

Ils se racontaient quelques histoires du Show biz parisien, qu'elle et le programmateur vilipendaient du fond de la province, on se faisait la bise, en promettant de s'appeler en attendant de voir ce que penseraient les auditeurs de "De luxe".

On se disait bien que si les ventes ne décollaient pas dans trois mois, on ne passerait plus le disque.

Une bise et l'attachée de presse allait faire la même chose chez le concurrent.

C'était réglé comme du papier à musique.

Il n'y avait pas de place pour les autres, ceux qui n'étaient pas "Objectif Promo", les radios surchargées de demandes n'étaient plus du tout "amateurs" et commençaient à imposer leur volonté aux maisons de disques.

Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

"Bonjour, nous sommes Nu Shooz, vous écoutez Radio ????"

Des Interviews palpitantes:

"Alors les

Des Interviews palpitantes:

"Alors les
Nu Shooz, pourquoi Nu shooz ?"

Des télés ou ils répèteraient la ritournelle qui les amenait là.

Le programmateur local était très content d'avoir une vedette dite "internationale"

-"Ben, ouais, ce serait cool"

- "tu me rentres les "De luxe " en prog ?, tu sais, c'est un objectif ! " (C’est là que c'est important).

- "Oui, mais tu sais, c'est trop jeune, les "De luxe", c'est pas ma couleur d'antenne, tu vois"

S'en suivaient des palabres sans fin sur la "couleur " de l'antenne, le bien fondé de la rentrée en programmation de notre disque et des autres objectifs de la maison.

L'attachée de presse donnait quelques disques au mec de la radio, du fond de catalogue en général, qu'il lui avait commandé sur le catalogue du label.

De toute façon, les Majors les abreuvaient jusqu'à plus soif de toutes les nouveautés du moment, donnant 50
Guesh Patty pour les auditeurs ,100 Gérard Blanc à faire gagner à l'antenne en espérant que les rotations allaient grimper de ce fait.

Ils se racontaient quelques histoires du Show biz parisien, qu'elle et le programmateur vilipendaient du fond de la province, on se faisait la bise, en promettant de s'appeler en attendant de voir ce que penseraient les auditeurs de "De luxe".

On se disait bien que si les ventes ne décollaient pas dans trois mois, on ne passerait plus le disque.

Une bise et l'attachée de presse allait faire la même chose chez le concurrent.

C'était réglé comme du papier à musique.

Il n'y avait pas de place pour les autres, ceux qui n'étaient pas "Objectif Promo", les radios surchargées de demandes n'étaient plus du tout "amateurs" et commençaient à imposer leur volonté aux maisons de disques.

Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

Des Interviews palpitantes:
"Alors les
Nu Shooz, pourquoi Nu shooz ?"

Des télés ou ils répèteraient la ritournelle qui les amenait là.

Le programmateur local était très content d'avoir une vedette dite "internationale"

-"Ben, ouais, ce serait cool"

- "tu me rentres les "De luxe " en prog ?, tu sais, c'est un objectif ! " (C’est là que c'est important).

- "Oui, mais tu sais, c'est trop jeune, les "De luxe", c'est pas ma couleur d'antenne, tu vois"

S'en suivaient des palabres sans fin sur la "couleur " de l'antenne, le bien fondé de la rentrée en programmation de notre disque et des autres objectifs de la maison.

L'attachée de presse donnait quelques disques au mec de la radio, du fond de catalogue en général, qu'il lui avait commandé sur le catalogue du label.

De toute façon, les Majors les abreuvaient jusqu'à plus soif de toutes les nouveautés du moment, donnant 50
Guesh Patty pour les auditeurs ,100 Gérard Blanc à faire gagner à l'antenne en espérant que les rotations allaient grimper de ce fait.

Ils se racontaient quelques histoires du Show biz parisien, qu'elle et le programmateur vilipendaient du fond de la province, on se faisait la bise, en promettant de s'appeler en attendant de voir ce que penseraient les auditeurs de "De luxe".

On se disait bien que si les ventes ne décollaient pas dans trois mois, on ne passerait plus le disque.

Une bise et l'attachée de presse allait faire la même chose chez le concurrent.

C'était réglé comme du papier à musique.

Il n'y avait pas de place pour les autres, ceux qui n'étaient pas "Objectif Promo", les radios surchargées de demandes n'étaient plus du tout "amateurs" et commençaient à imposer leur volonté aux maisons de disques.

Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

"Alors les Nu Shooz, pourquoi Nu shooz ?"

Des télés ou ils répèteraient la ritournelle qui les amenait là.

Le programmateur local était très content d'avoir une vedette dite "internationale"

-"Ben, ouais, ce serait cool"

- "tu me rentres les "De luxe " en prog ?, tu sais, c'est un objectif ! " (C’est là que c'est important).

- "Oui, mais tu sais, c'est trop jeune, les "De luxe", c'est pas ma couleur d'antenne, tu vois"

S'en suivaient des palabres sans fin sur la "couleur " de l'antenne, le bien fondé de la rentrée en programmation de notre disque et des autres objectifs de la maison.

L'attachée de presse donnait quelques disques au mec de la radio, du fond de catalogue en général, qu'il lui avait commandé sur le catalogue du label.

De toute façon, les Majors les abreuvaient jusqu'à plus soif de toutes les nouveautés du moment, donnant 50

Des télés ou ils répèteraient la ritournelle qui les amenait là.

Le programmateur local était très content d'avoir une vedette dite "internationale"

-"Ben, ouais, ce serait cool"

- "tu me rentres les "De luxe " en prog ?, tu sais, c'est un objectif ! " (C’est là que c'est important).

- "Oui, mais tu sais, c'est trop jeune, les "De luxe", c'est pas ma couleur d'antenne, tu vois"

S'en suivaient des palabres sans fin sur la "couleur " de l'antenne, le bien fondé de la rentrée en programmation de notre disque et des autres objectifs de la maison.

L'attachée de presse donnait quelques disques au mec de la radio, du fond de catalogue en général, qu'il lui avait commandé sur le catalogue du label.

De toute façon, les Majors les abreuvaient jusqu'à plus soif de toutes les nouveautés du moment, donnant 50
Guesh Patty pour les auditeurs ,100 Gérard Blanc à faire gagner à l'antenne en espérant que les rotations allaient grimper de ce fait.

Ils se racontaient quelques histoires du Show biz parisien, qu'elle et le programmateur vilipendaient du fond de la province, on se faisait la bise, en promettant de s'appeler en attendant de voir ce que penseraient les auditeurs de "De luxe".

On se disait bien que si les ventes ne décollaient pas dans trois mois, on ne passerait plus le disque.

Une bise et l'attachée de presse allait faire la même chose chez le concurrent.

C'était réglé comme du papier à musique.

Il n'y avait pas de place pour les autres, ceux qui n'étaient pas "Objectif Promo", les radios surchargées de demandes n'étaient plus du tout "amateurs" et commençaient à imposer leur volonté aux maisons de disques.

Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

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Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

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La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

Des télés ou ils répèteraient la ritournelle qui les amenait là.
Le programmateur local était très content d'avoir une vedette dite "internationale"

-"Ben, ouais, ce serait cool"

- "tu me rentres les "De luxe " en prog ?, tu sais, c'est un objectif ! " (C’est là que c'est important).

- "Oui, mais tu sais, c'est trop jeune, les "De luxe", c'est pas ma couleur d'antenne, tu vois"

S'en suivaient des palabres sans fin sur la "couleur " de l'antenne, le bien fondé de la rentrée en programmation de notre disque et des autres objectifs de la maison.

L'attachée de presse donnait quelques disques au mec de la radio, du fond de catalogue en général, qu'il lui avait commandé sur le catalogue du label.

De toute façon, les Majors les abreuvaient jusqu'à plus soif de toutes les nouveautés du moment, donnant 50
Guesh Patty pour les auditeurs ,100 Gérard Blanc à faire gagner à l'antenne en espérant que les rotations allaient grimper de ce fait.

Ils se racontaient quelques histoires du Show biz parisien, qu'elle et le programmateur vilipendaient du fond de la province, on se faisait la bise, en promettant de s'appeler en attendant de voir ce que penseraient les auditeurs de "De luxe".

On se disait bien que si les ventes ne décollaient pas dans trois mois, on ne passerait plus le disque.

Une bise et l'attachée de presse allait faire la même chose chez le concurrent.

C'était réglé comme du papier à musique.

Il n'y avait pas de place pour les autres, ceux qui n'étaient pas "Objectif Promo", les radios surchargées de demandes n'étaient plus du tout "amateurs" et commençaient à imposer leur volonté aux maisons de disques.

Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

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De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

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Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

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Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

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La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

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S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

Le programmateur local était très content d'avoir une vedette dite "internationale"
-"Ben, ouais, ce serait cool"

- "tu me rentres les "De luxe " en prog ?, tu sais, c'est un objectif ! " (C’est là que c'est important).

- "Oui, mais tu sais, c'est trop jeune, les "De luxe", c'est pas ma couleur d'antenne, tu vois"

S'en suivaient des palabres sans fin sur la "couleur " de l'antenne, le bien fondé de la rentrée en programmation de notre disque et des autres objectifs de la maison.

L'attachée de presse donnait quelques disques au mec de la radio, du fond de catalogue en général, qu'il lui avait commandé sur le catalogue du label.

De toute façon, les Majors les abreuvaient jusqu'à plus soif de toutes les nouveautés du moment, donnant 50
Guesh Patty pour les auditeurs ,100 Gérard Blanc à faire gagner à l'antenne en espérant que les rotations allaient grimper de ce fait.

Ils se racontaient quelques histoires du Show biz parisien, qu'elle et le programmateur vilipendaient du fond de la province, on se faisait la bise, en promettant de s'appeler en attendant de voir ce que penseraient les auditeurs de "De luxe".

On se disait bien que si les ventes ne décollaient pas dans trois mois, on ne passerait plus le disque.

Une bise et l'attachée de presse allait faire la même chose chez le concurrent.

C'était réglé comme du papier à musique.

Il n'y avait pas de place pour les autres, ceux qui n'étaient pas "Objectif Promo", les radios surchargées de demandes n'étaient plus du tout "amateurs" et commençaient à imposer leur volonté aux maisons de disques.

Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

-"Ben, ouais, ce serait cool"
- "tu me rentres les "De luxe " en prog ?, tu sais, c'est un objectif ! " (C’est là que c'est important).

- "Oui, mais tu sais, c'est trop jeune, les "De luxe", c'est pas ma couleur d'antenne, tu vois"

S'en suivaient des palabres sans fin sur la "couleur " de l'antenne, le bien fondé de la rentrée en programmation de notre disque et des autres objectifs de la maison.

L'attachée de presse donnait quelques disques au mec de la radio, du fond de catalogue en général, qu'il lui avait commandé sur le catalogue du label.

De toute façon, les Majors les abreuvaient jusqu'à plus soif de toutes les nouveautés du moment, donnant 50
Guesh Patty pour les auditeurs ,100 Gérard Blanc à faire gagner à l'antenne en espérant que les rotations allaient grimper de ce fait.

Ils se racontaient quelques histoires du Show biz parisien, qu'elle et le programmateur vilipendaient du fond de la province, on se faisait la bise, en promettant de s'appeler en attendant de voir ce que penseraient les auditeurs de "De luxe".

On se disait bien que si les ventes ne décollaient pas dans trois mois, on ne passerait plus le disque.

Une bise et l'attachée de presse allait faire la même chose chez le concurrent.

C'était réglé comme du papier à musique.

Il n'y avait pas de place pour les autres, ceux qui n'étaient pas "Objectif Promo", les radios surchargées de demandes n'étaient plus du tout "amateurs" et commençaient à imposer leur volonté aux maisons de disques.

Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

- "tu me rentres les "De luxe " en prog ?, tu sais, c'est un objectif ! " (C’est là que c'est important).
- "Oui, mais tu sais, c'est trop jeune, les "De luxe", c'est pas ma couleur d'antenne, tu vois"

S'en suivaient des palabres sans fin sur la "couleur " de l'antenne, le bien fondé de la rentrée en programmation de notre disque et des autres objectifs de la maison.

L'attachée de presse donnait quelques disques au mec de la radio, du fond de catalogue en général, qu'il lui avait commandé sur le catalogue du label.

De toute façon, les Majors les abreuvaient jusqu'à plus soif de toutes les nouveautés du moment, donnant 50
Guesh Patty pour les auditeurs ,100 Gérard Blanc à faire gagner à l'antenne en espérant que les rotations allaient grimper de ce fait.

Ils se racontaient quelques histoires du Show biz parisien, qu'elle et le programmateur vilipendaient du fond de la province, on se faisait la bise, en promettant de s'appeler en attendant de voir ce que penseraient les auditeurs de "De luxe".

On se disait bien que si les ventes ne décollaient pas dans trois mois, on ne passerait plus le disque.

Une bise et l'attachée de presse allait faire la même chose chez le concurrent.

C'était réglé comme du papier à musique.

Il n'y avait pas de place pour les autres, ceux qui n'étaient pas "Objectif Promo", les radios surchargées de demandes n'étaient plus du tout "amateurs" et commençaient à imposer leur volonté aux maisons de disques.

Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

- "Oui, mais tu sais, c'est trop jeune, les "De luxe", c'est pas ma couleur d'antenne, tu vois"
S'en suivaient des palabres sans fin sur la "couleur " de l'antenne, le bien fondé de la rentrée en programmation de notre disque et des autres objectifs de la maison.

L'attachée de presse donnait quelques disques au mec de la radio, du fond de catalogue en général, qu'il lui avait commandé sur le catalogue du label.

De toute façon, les Majors les abreuvaient jusqu'à plus soif de toutes les nouveautés du moment, donnant 50
Guesh Patty pour les auditeurs ,100 Gérard Blanc à faire gagner à l'antenne en espérant que les rotations allaient grimper de ce fait.

Ils se racontaient quelques histoires du Show biz parisien, qu'elle et le programmateur vilipendaient du fond de la province, on se faisait la bise, en promettant de s'appeler en attendant de voir ce que penseraient les auditeurs de "De luxe".

On se disait bien que si les ventes ne décollaient pas dans trois mois, on ne passerait plus le disque.

Une bise et l'attachée de presse allait faire la même chose chez le concurrent.

C'était réglé comme du papier à musique.

Il n'y avait pas de place pour les autres, ceux qui n'étaient pas "Objectif Promo", les radios surchargées de demandes n'étaient plus du tout "amateurs" et commençaient à imposer leur volonté aux maisons de disques.

Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

S'en suivaient des palabres sans fin sur la "couleur " de l'antenne, le bien fondé de la rentrée en programmation de notre disque et des autres objectifs de la maison.
L'attachée de presse donnait quelques disques au mec de la radio, du fond de catalogue en général, qu'il lui avait commandé sur le catalogue du label.

De toute façon, les Majors les abreuvaient jusqu'à plus soif de toutes les nouveautés du moment, donnant 50
Guesh Patty pour les auditeurs ,100 Gérard Blanc à faire gagner à l'antenne en espérant que les rotations allaient grimper de ce fait.

Ils se racontaient quelques histoires du Show biz parisien, qu'elle et le programmateur vilipendaient du fond de la province, on se faisait la bise, en promettant de s'appeler en attendant de voir ce que penseraient les auditeurs de "De luxe".

On se disait bien que si les ventes ne décollaient pas dans trois mois, on ne passerait plus le disque.

Une bise et l'attachée de presse allait faire la même chose chez le concurrent.

C'était réglé comme du papier à musique.

Il n'y avait pas de place pour les autres, ceux qui n'étaient pas "Objectif Promo", les radios surchargées de demandes n'étaient plus du tout "amateurs" et commençaient à imposer leur volonté aux maisons de disques.

Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

L'attachée de presse donnait quelques disques au mec de la radio, du fond de catalogue en général, qu'il lui avait commandé sur le catalogue du label.
De toute façon, les Majors les abreuvaient jusqu'à plus soif de toutes les nouveautés du moment, donnant 50
Guesh Patty pour les auditeurs ,100 Gérard Blanc à faire gagner à l'antenne en espérant que les rotations allaient grimper de ce fait.

Ils se racontaient quelques histoires du Show biz parisien, qu'elle et le programmateur vilipendaient du fond de la province, on se faisait la bise, en promettant de s'appeler en attendant de voir ce que penseraient les auditeurs de "De luxe".

On se disait bien que si les ventes ne décollaient pas dans trois mois, on ne passerait plus le disque.

Une bise et l'attachée de presse allait faire la même chose chez le concurrent.

C'était réglé comme du papier à musique.

Il n'y avait pas de place pour les autres, ceux qui n'étaient pas "Objectif Promo", les radios surchargées de demandes n'étaient plus du tout "amateurs" et commençaient à imposer leur volonté aux maisons de disques.

Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

De toute façon, les Majors les abreuvaient jusqu'à plus soif de toutes les nouveautés du moment, donnant 50 Guesh Patty pour les auditeurs ,100 Gérard Blanc à faire gagner à l'antenne en espérant que les rotations allaient grimper de ce fait.

Ils se racontaient quelques histoires du Show biz parisien, qu'elle et le programmateur vilipendaient du fond de la province, on se faisait la bise, en promettant de s'appeler en attendant de voir ce que penseraient les auditeurs de "De luxe".

On se disait bien que si les ventes ne décollaient pas dans trois mois, on ne passerait plus le disque.

Une bise et l'attachée de presse allait faire la même chose chez le concurrent.

C'était réglé comme du papier à musique.

Il n'y avait pas de place pour les autres, ceux qui n'étaient pas "Objectif Promo", les radios surchargées de demandes n'étaient plus du tout "amateurs" et commençaient à imposer leur volonté aux maisons de disques.

Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que

Ils se racontaient quelques histoires du Show biz parisien, qu'elle et le programmateur vilipendaient du fond de la province, on se faisait la bise, en promettant de s'appeler en attendant de voir ce que penseraient les auditeurs de "De luxe".

On se disait bien que si les ventes ne décollaient pas dans trois mois, on ne passerait plus le disque.

Une bise et l'attachée de presse allait faire la même chose chez le concurrent.

C'était réglé comme du papier à musique.

Il n'y avait pas de place pour les autres, ceux qui n'étaient pas "Objectif Promo", les radios surchargées de demandes n'étaient plus du tout "amateurs" et commençaient à imposer leur volonté aux maisons de disques.

Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

Ils se racontaient quelques histoires du Show biz parisien, qu'elle et le programmateur vilipendaient du fond de la province, on se faisait la bise, en promettant de s'appeler en attendant de voir ce que penseraient les auditeurs de "De luxe".
On se disait bien que si les ventes ne décollaient pas dans trois mois, on ne passerait plus le disque.

Une bise et l'attachée de presse allait faire la même chose chez le concurrent.

C'était réglé comme du papier à musique.

Il n'y avait pas de place pour les autres, ceux qui n'étaient pas "Objectif Promo", les radios surchargées de demandes n'étaient plus du tout "amateurs" et commençaient à imposer leur volonté aux maisons de disques.

Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

On se disait bien que si les ventes ne décollaient pas dans trois mois, on ne passerait plus le disque.
Une bise et l'attachée de presse allait faire la même chose chez le concurrent.

C'était réglé comme du papier à musique.

Il n'y avait pas de place pour les autres, ceux qui n'étaient pas "Objectif Promo", les radios surchargées de demandes n'étaient plus du tout "amateurs" et commençaient à imposer leur volonté aux maisons de disques.

Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

Une bise et l'attachée de presse allait faire la même chose chez le concurrent.
C'était réglé comme du papier à musique.

Il n'y avait pas de place pour les autres, ceux qui n'étaient pas "Objectif Promo", les radios surchargées de demandes n'étaient plus du tout "amateurs" et commençaient à imposer leur volonté aux maisons de disques.

Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

C'était réglé comme du papier à musique.
Il n'y avait pas de place pour les autres, ceux qui n'étaient pas "Objectif Promo", les radios surchargées de demandes n'étaient plus du tout "amateurs" et commençaient à imposer leur volonté aux maisons de disques.

Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

Il n'y avait pas de place pour les autres, ceux qui n'étaient pas "Objectif Promo", les radios surchargées de demandes n'étaient plus du tout "amateurs" et commençaient à imposer leur volonté aux maisons de disques.
Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

Une des attachées de presse poussait le bouchon jusqu'à faire des pipes aux plus récalcitrants.
Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.

Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

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S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

Au fur et à mesure des promos, elle nous demandait d'aller faire un tour pendant qu'elle s'enfermait dans le bureau d'un des programmateurs pour lui montrer ce qu'était un objectif.
Car elles avaient des comptes à rendre, toutes ces filles qui sillonnaient la province.

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Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

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Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

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La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

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S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

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Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.

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Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

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De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

Toutes les semaines, un nouveau jouet permettait aux maisons de disques de savoir si ses disques passaient bien en radio: le média control.
Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

Des prisonniers se fadaient toute la journée les radios locales et notaient quel disque passait à l'antenne puis remettaient, contre un maigre pécule, le résultat de leurs écoutes à un organisme de sondage qui faisait payer une fortune les Majors pour avoir le résultat des passages en radio des tubes du moment.
Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.

Et nous commencions à faire de la promo.

Les différent repas fournis par les "promos" en province étaient une aubaine.

Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

Cela signifiait que toute l'énergie de la multinationale était mise sur notre galette.

Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

Cependant, dans l'absolu, nous n'étions pas à plaindre puisque la maison de disque venait de changer son fusil d'épaule et semblait ravie d'avoir un garçon et une fille dans le groupe.
Et nous commencions à faire de la promo.

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Nous allions à la maison de disques et la petite fille de l'Olympia qui bossait là en tant qu'attaché de presse devait nous trouver sympas car elle organisait toujours des rencontres ou il fallait rester manger.

De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

Un jour sur deux, nous mangions à notre faim et le reste du temps, il nous fallait taper ma mère ou quelqu'un jusqu'à ce que la situation devienne intenable.

Ce que nous ne savions pas, c'est que l'équipe de la maison de disque était sur la tangente. Il leur fallait des résultats et le directeur du marketing décida en voyant la pochette de ce petit couple si sympathique de "mettre le paquet".

Je ne crois même pas qu'il ait écouté notre disque mais avait décidé que nous avions de bonnes bouilles.

Tout changea du tout au tout.

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Un clip fut fait après que
Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

Celui se révéla être un incapable notoire et il nous fallut prendre la réalisation en main en apprenant sur le tas. Le titre passait désormais beaucoup en radio et les télés régionales s'enchaînaient les unes après les autres sans que cela nous ramène le moindre sou. Nous étions des vedettes l'après midi et vivions dans un trou à rat le soir.

La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

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S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

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Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

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Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

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De ce fait, nous mangions au resto tous les deux jours sur le compte de la maison de disque et ceci nous faisait faire beaucoup de voyages.

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Boutonnat se soit désisté au profit d'un inconnu qu'il nous avait recommandé.

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La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

- "Le disque est rentré au top cinquante ".

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

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S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

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Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

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Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

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La situation financière était catastrophique et nous nous sommes serrés très fort en entendant le message sur le répondeur nous annonçant la nouvelle

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S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

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Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

10 000 FF était une somme que nous ne pouvions refuser.

La maison de disque qui suivait l'affaire mais ne nous parlait pas trop de l'avenir fut mise au courant de ce gala  et nous donna son aval pour en faire plein d'autres.

Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

- "Le disque est rentré au top cinquante ".
S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.

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Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

S'en suivi une vraie joie, le peuple français à force de matraquage sur toutes les radios, (même NRJ) reconnaissait enfin notre talent et nous allions pouvoir prouver que nous avions plein de choses à dire.
Dès le lendemain de la nouvelle, nous recevions un coup de téléphone d'une agence de tourneurs qui nous proposait 10000 francs pour venir chanter nos chansons dans une boite de la région parisienne.

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Tout le monde était content car au fur et à mesure que le titre passait un peu partout, nous commencions à être demandés pour des interviews et devenions, petit à petit, une monnaie d'échange, à notre tour.

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